dimanche 21 décembre 2014

La grande rigolade de la dette d'Etat

Jean-Luc Mélenchon, le 2 décembre.
Notre gauchiste National émérite, Melenchon, qui a le goût des formules chocs, considèrent que la dette de l’État français ; « c'est de la rigolade » . Notre trublion s'est empressé de faire référence à un membre des économiste atterrés, un certain Michel Husson, qui considérait comme stupide de faire un parallèle entre la  dette d'un État et celle d'un ménage ou d'une entreprise. Selon cette éminence ; un «  État renouvelle constamment sa dette et peut le faire puisqu'il est à priori (sauf crise exceptionnelle) immortel ».

Inutile d'aller plus loin dans les réflexions de ce personnage. Nous avons un cas patent d’idolâtrie étatique. C'est une maladie très répandu, mais malheureusement peu diagnostiquée.

D'abord, il est vrai qu'il est stupide de comparer la dette d'un État avec celle des particuliers ou d'une entité privée telle une entreprise. Les niveaux de responsabilités n'ont rien a avoir, et même la nature du produit est totalement différente.

Quand un État contracte une dette, cela se fait par l'intermédiaire de ses agents, c'est-a-dire les hommes d' États (fonctionnaires ou élus) qui n'engagent ni leur responsabilité ni hypothèquent aucun de leur fond personnel, mais à l'inverse engagent l'argent du contribuable, qui n'est pas le leur. Et point important, lors du remboursement du crédit en question, ils pourront ne plus être au même poste et seront remplacés par d'autres.

Mieux encore, qui remboursera la dette ? Les contribuables. Mais qui sont-ils ? On ne le sait pas véritablement. On se réfère à la masse des contribuables, dans son ensemble. Aucun d'entre eux n'a conscience d'avoir, par le biais de l'État, contracté une dette. Se sentent-ils obligés de remplir les termes de contrat ? Ils peuvent quitter le pays, refuser de payer les impôts ou se révolter.

En fait, le prêteur confie son argent à des individus qui en rien n'engagent leur responsabilité, et promettent le remboursement de cet argent ( avec intérêt) par les rentrés fiscales issue d'une masse de contribuables qui n'ont pas véritablement conscience d'avoir à rembourser un quelconque prêt. Dans le privé, un contrat avec de tel terme est inconcevable. 

Le seul point, dans ce contrat opaque, qui rassure les prêteurs ; c'est le monopole de la violence dont dispose l' État et qui lui permet lever des impôts ( mais aussi la propagande étatique et une législation qui encourage/oblige les prêteurs). Ils font confiance à l' État pour faire main basse sur les biens des particuliers en toute circonstance.


La vidéo suivante nous apporte un bien bel éclairage



Et c'est bien cela qui au contraire rend la dette d' État très dangereuse et instable.

Le fait de s'imaginer que quoi qu'il arrive l' État est pérenne et ne peut pas faire faillite, car c'est une éventualité qui n'a jamais été considéré comme possible dans la tête de nos ayatollah Étatique, aggrave paradoxalement son risque de faillite. Car ses agents, s’imaginant à leur tour immortel, réduiront au maximum toute attitude prudentielle. Les prises de risques et les décisions court-termistes seront démultipliées et la faillite de l' État deviendra un véritable cygne noir qui fera vaciller tout le système.

D'ailleurs Husson évoque tout de même cette possibilité, par un aveu en mettant entre parenthèse  un « sauf crise exceptionnelle » quand il énonce l'immortalité de cet État. Et par définition une crise est exceptionnelle.

Le fait que l' État tire ses revenus de l'impôt n'arrange pas les choses. Les impôts ont un caractère destructeur sur la société réduisant rapidement ses ressources et a moyen terme  les rentrées fiscales. Ce qui l'oblige à soit augmenter ces impôts ou à lever de la dette qui sera remboursée par des impôts futurs. Dans tous les cas la nocivité de l’impôt perdure et s'accroît et l' État s'affaiblit, rendant difficile le remboursement des dettes.

La dette de l' État est un outil dangereux pour la société dont abuseront, sans vergogne les Hommes de l' État pour arriver à leur fin. Elle se fonde sur un outil de spoliation massif, l'impôt, et dont les termes ont été signé par une entité, l' État, qui ne représente véritablement personne, si ce n'est un concept abstrait qu'est le peuple. Ses termes et son taux peuvent être manipulés à loisir, par des ordonnances ou des lois, et ceux qui vont, par la force, la rembourser ne seront peut-être pas les mêmes que ceux à l'époque où elle a été contracté.

Les sub-primes en  comparaison sont bien plus fiables.

Dans ces conditions, Melenchon a raison ; il vaut mieux en rigoler qu'en pleurer.








vendredi 5 décembre 2014

Certains percoivent l'impôt comme de l'extorsion de fond




Un sondage, en cette période d'ultra-matraquage fiscale, révèle que pas moins de 37% des Français considèrent l'impôt comme une extorsion de fond. Intéressant en cette période où  se multiplie les signes patents de révoltes à l'encontre du gouvernement et de sa politique.

 Je ne me réfère pas aux pathétiques et sirupeux mouvements rebellocrates, portés par des groupes, tels les syndicats (CGT, FO et SUD en tête) qui ont fait croire durant des décennies que notre pays abritait de courageux résistants à l'oppression capitaliste et réactionnaire, sauvant ainsi l'âme corrompue de notre nation. Ainsi on pouvait s'imaginer, et avec soulagement, qu'en France il existe des consciences en alerte pour nous protéger des vilains en tous genres.

Je me réfère plutôt à ces petits mouvements, qui ont fleuri un peu partout, certains éphémères, d'autres  pérennes ; les pigeons ou les bonnets rouges d'hier; les pendus, les patrons cadenassés ou le mouvement des libérés de maintenant. Chacun avec ses spécificités, mais ayant en commun un écœurement des charges fiscales et sociales  qui pèsent sur l'économie française. Un trop plein d'État.

A cela vous ajoutez des sondages qui confirment une tendance grandissante pour une réduction du périmètre de l'État, et cerise sur le gâteau, ce sondage où presque 40% des sondés voient l'impôt comme une simple extorsion de fond. Il y a de quoi faire rêver un libéral.

La lucidité gagnerait le peuple de France ? Cela reste à voir.

L'impôt est en effet de l'extorsion de fond : rien de plus, rien de moins. C'est une violation des droits de propriétés privées. Par la force, même avec la plus subtile, l'État extorque de l'argent à ses citoyens. Point final. C'est du vol pur et simple. L'impôt c'est l'équivalent noble et sophistiqué du racket mafieux.

Tous les discours qui consistent à le faire passer pour quelques choses d'aussi nécessaire que l'air que l'on respire ne sont que propagande pour gagner l'adhésion de ses victimes. L'impôt n'est pas plus nécessaire que le monopole pour permettre la vie en société.

Certes, aujourd’hui, en l'état actuel, il serait utopique de l'abolir du jour au lendemain ( et pourquoi pas après tout, ne l'a-t-on pas fait avec l'esclavagisme ? ), mais au moins il faudrait que nos consciences bienveillantes, nos lanceurs d'alertes, nos résistants bien-pensants, s'indignent de son existence et de son usage démentiel par l'État.

Ne sommes-nous pas concernés par l'usage que fait l'État de la liberté d'expression, de la justice ou de sa force armée ?
Nous savons dans ces domaines respectifs que l'État peut être dangereux.

Alors pourquoi n'est-ce pas le cas avec les impôts ? Pourquoi l'impôt échappe-t-il à cette vigilance ? Pourquoi n'y-a-t-il pas un tax watch international, ou un contribuable sans frontière ( il existe Contribuables associés en France) ? La seule chose dont on s'indigne dans les médias c'est de ne point payer l'impôt, légalement ou illégalement. On devient alors un traître à la patrie, un citoyen indigne, un parasite vivant au crochet des autres.

Si cette tendance se persiste dans l'opinion, j'entends déjà les politiques et sociologues de tous poils s'alarmaient devant cette érosion du consentement à l'impôt.

Qu'il y ait trop d'impôt d'accord ! Mais qu'il soit perçu comme pour ce qu'il est vraiment ; du vol, c'est trop dangereux pour la caste au pouvoir.

Car finalement nos Hommes d'État se retrouveraient soudainement nus comme le roi dans la fable.













vendredi 21 novembre 2014

Pour un grand soir de la déréglementation



Avec Macron, on évoque la déréglementation de certaines professions, comme celle des pharmaciens, des taxis, ou bien de confier des rôles dévolus aux médecins à des professions para-médicales, ou encore de favoriser le développement des lignes d'autobus pour concurrencer la SNCF.

L'idée directrice est de mettre un terme à des protections réglementaires  pour obliger ces professions par le biais d'une nouvelle concurrence à baisser leur prix. Il faut favoriser le consommateur par un gain en pouvoir d'achat.

C'est même l'un des principes porteurs du libéralisme, qui a connu son apogée dans sa lutte contre les systèmes d'ancien régime, comme en France : en finir avec les monopoles. Ces monopoles qui pénalisaient la masse des gens, entravaient le progrès et la prospérité et au final faisaient croire à ceux qui en bénéficiaient de « gagner plus d'un marché appauvri de tous», en reprenant Bastia.

Dans cette question de l'abolition du monopole il est une règle universelle.

En tant que consommateur, on est toujours favorable à cette abolition. Mais en tant que producteur, on est réticent quand cela concerne sa propre profession. Surtout si l'on a des engagements financiers ( le plus souvent des crédits) qui obligent à conserver un certain revenu. Et voilà pourquoi il est difficile d'en finir avec les monopoles, les rentes, les licences etc...On peut même comprendre la situation de certains,  endettés, qui connaîtraient la faillite, si le monopole prenait fin ( et avec eux des banques).

Et il est d'autant plus difficile pour certains d'être les seules à souffrir de la fin d'un monopole, alors que d'autres conservent le leur. Car ceux qui perdent leur monopole se voient obliger, le plus souvent, de mobiliser de nouvelles ressources, de faire des choix difficiles, de perdre en revenu, en affrontant la concurrence pour le plus grand bienfait des consommateurs, qui en conséquence s'enrichissent, mais dont certains disposent encore de réglementations protectrices et avantageuses : ils proposent toujours leur service à des prix élevés, y compris à ceux qui ont du consentir à libéraliser leur profession.

Ainsi si l'on veut rendre service à ceux qui ont mis fin à leur monopole, si l'on veut compenser les pertes liées à la disparition de la réglementation avantageuse, la meilleur chose que l'on puisse faire est d'abolir les autres monopoles, pour mettre tout le monde sur un même pied d'égalité.

Les employés de certains secteurs mises en concurrences ( comme dans la téléphonie ) et qui ont perdu nombres « d'avantages» pourraient gagner en pouvoir d'achat par la mise en concurrence d'autres secteurs dont ils consomment les services.

Raisons pour laquelle, la déréglementation des professions ne peut pas se cantonner à des secteurs restreints, limités à certaines activités précises. D'ailleurs celles-ci sont jetées en pâture aux médias pour dénoncer les privilèges scandaleux dont ils bénéficient, histoire de jouer sur la corde des antagonismes de classes et de détourner l'attention d'autres rentes de situations, telles celles des Hommes de l’État. Après tout, ceux visés par cette déréglementation, pourraient réclamer la fin des avantages des autres, et on sait ô combien il y a d'avantages, de licences, de subventions et de rentes de situations dans notre pays, qui ressemble de plus en plus à ce qu'il était avant la révolution française.

Ainsi, la déréglementation, si elle veut être « juste» ne peut se faire que de façon large, concernant le plus grand nombres de secteurs d'activités possibles, embrassant d'important pan de l'économie du pays.  Elle  doit s'inscrire dans un projet de société globale, une révolution sociétale, un véritable grand soir de la déréglementation, sous tendu par des valeurs de justice et d'équité. Je ne me réfère pas à celles sociales (ou socialistes ), que l'on nous a ressassé durant des années et mises à toutes les sauces, et qui ont au contraire rétabli les privilèges, mais à celles libérales, se fondant sur le droit naturel et la propriété privée.

Malheureusement, même si au travers de cette libéralisation massive, la société dans son ensemble et à terme prospérerait, il y aurait toute de même des perdants dans un premier temps, de façon temporaire certes, et d'autres qui y gagneraient grandement, parfois trop, suscitant la jalousie. Des situations seraient bouleversées. Les compensations par la mise en concurrence ne seraient pas parfaites, et  les sacrifices auraient des résultats amers. Ce qui semblait acquis, ne le serait plus. Il y aurait une redistribution au sein de la société. Pourquoi pas le remplacement des vieilles élites par une nouvelle. Pendant un temps la confusion pourrait régner et l'avenir serait incertain.  La période serait difficile (ne l'est-elle pas déjà).


Mais comme le disait brillamment Harding, lors de son discours d'investiture à la présidence des USA en pleine crise au lendemain de la première guerre mondiale :

« Le passage du désordre à l'ordre ne se fait pas instantanément. Nous devons regarder en face cette situation difficile, accepter nos pertes et repartir de l'avant. C'est la plus vieille leçon de la civilisation»



mardi 11 novembre 2014

La route vers la servitude fiscale

 


Les médias se félicitent que la majorité des États, dans le monde, mette un terme aux secrets bancaires pour partager entre eux, sans retenu, les données relative aux comptes bancaires de leur citoyen.

C'est le triomphe de la transparence. Désormais l'époque de l'évasion fiscale est révolue. Et on célèbre cela comme une victoire tonitruante pour nos sociétés. On se réjouit enfin de châtier ses égoïstes qui impunément avait caché ces richesses, qui manquaient tant pour assurer le bon fonctionnement de nos collectivités. C'est un sursaut éthique dans un monde gouverné par l’intérêt et le profit.

Cette unanimité dans ces réjouissances est en fait inquiétante ; c'est même le signe patent d'une détérioration de la morale de notre époque. Curieusement, on s'indigne, et à juste titre, que la NSA soit en mesure d'écouter les conversations de tous, sans encombre, sur l'ensemble de la planète, violant ainsi l'intimité de chacun. Les médias se félicitent de ceux qui, avec courage, ont dénoncé cette agence Américaine.

Mais quand il s'agit de s'ingérer dans les comptes bancaire. Pas la moindre levée de bouclier.  Pas le moindre Snowden de la fiscalité. L'argent du citoyen lambda, est exclu de la vie privée, il semblerait qu'il ne relève pas de l’intimité, qu'il échappe au domaine de propriété privée, qu'il ne lui appartient pas vraiment. Entre un médecin et son patient, on s'attache au secret professionnel, on défend l'intimité de la relation, on s'insurge même quand une assurance veut en savoir plus, mais pas entre un client et son banquier.

Et c'est bien logique, si l'on se place du point de vue de l’État. Pour l’État, l'argent de ses citoyens est sa seule source de subsistance. Il ne peut s'en passer pour exister. L'impôt, le fait d'imposer, ne fait l'objet d'aucune analyse morale ou éthique. En fait, si, ce qui est perçu comme immoral est de ne point vouloir payer d'impôt. Et tenter de cacher ses richesses aux fisc est perçu comme la pire des ignominies.

Oubliée l'époque où l'impôt était considéré comme une menace pour nos libertés. Au 19e siècle, on se méfiait de lui, on le critiquait souvent et on le considérait comme une des meilleurs armes de la tyrannie. Son usage devait être limité et temporaire ; c'était au mieux un mal nécessaire.

En effet l'impôt n'est au fond qu'un banal acte de spoliation, une violation de la propriété privée, dont son caractère véritablement dangereux se retrouve dans son institutionnalisation, dans la légitimité qu'il gagne à devenir légal et à se confondre avec le Droit. C'est cela qui le différencie du pillage classique. Pire, avec le temps l'impôt n'est plus perçu comme un vol déguisé, mais comme un élément constitutif de toute organisation sociale qui se respecte, voire même nécessaire à sa survie. Comment un État fonctionnerait-il sans impôt ? Ce serait aussi ridicule que de se demander comment un homme se passerait de nourriture.

D'ailleurs aujourd'hui, les Hommes de l’État ne le limite pas pour des raisons morales, mais par craintes que ses revenus s'effondrent à forcer d’épuiser les contribuables. C'est une des raisons pour laquelle  la taxe n'atteint pas 100%. Le parasite n'est pas assez stupide pour assécher son hôte (enfin je crois ).

Mais voilà, au-delà des barrières constitutionnelles (ou physiologiques) qui le limitaient, et des vents de révoltes fiscales qui le rappelaient à l'ordre, l'impôt était aussi contraint dans sa capacité de nuisance par la concurrence entre les États. Aussi bien par des niveaux de taxations différents, que par la possibilité de mettre à l'abri son argent dans un autre État, loin des griffes du fisc.

N'oublions pas qu'en France, aux heures  de Vichy, des membres de la communauté juive ont pu dissimuler leur fond en Suisse, préservant ainsi leurs ressources et évitant à un État aux prétentions totalitaires de disposer de ces fonds, qui lui auraient donné plus de moyens pour agir (un État, aussi totalitaire et absolu soit-il, à besoin de moyens pour payer et récompenser ses sbires).

Que l'argent échappe en partie à un État, c'est aussi un moyen de limiter son pouvoir.

Mais toutes ces considérations n'existent pas, en notre ère de révolution sociétale permanente. L'asile fiscale n'est pas à l'ordre du jour. L'évoquer serait au mieux perçu comme ridicule, au pire dénoncé comme indécente et scandaleuse. Soyons clair sur ce sujet. L’impôt finance les États, et ceux-ci sont l'alpha et l'oméga de la vie sur terre. Sans État il n'y aurait plus de vie sur terre, ce serait le chaos permanent, la lutte de tous contre tous. Payer ses impôts c'est assurer la survie de l'humanité, et cacher sa richesse aux homme de l’État, c'est refuser la paix et l'harmonie.

Désormais, les États voient leur pouvoir à nouveau renforcer, et les droit de propriétés privées  sont bafoués et reculent.


Et ce qui est inquiétant, c'est que cela n'alarme personne. Pas la moindre voix d'indignation.

On s'en félicite, et cela nous prouve un peu plus tous les jours que la servitude est un acte, paradoxalement, volontaire.

mercredi 20 août 2014

Le retour de la Déflation (deuxième partie)

Suite de la première partie

Mais ce qui est déterminant, en réalité, n'est pas l'augmentation des prix dans son ensemble, mais la différence entre le prix de vente et de production. C'est la seule chose qui compte pour s'assurer du succès entrepreneurial.

Les prix ne sont pas un tout homogène en réalité, à l'évolution identique et constante. Ils connaissent des évolutions au contraire hétérogènes, certains augmentant d'autres diminuant. Phénomène qui n'est pas rendu compte par l'indice unique des prix. Et ce sont les écarts entres les prix, en particulier entre les biens de productions et de consommations qui vont pousser les investisseurs à orienter leurs fonds.

A l'inverse, suivant le même raisonnement, on nous explique, qu'en cas de déflation, la consommation chuterait, ce qui provoquerait une spirale déflationniste. Les consommateurs seraient dans l'expectative de prix plus bas, et repousseraient leurs achats. Il est vrai qu'en cas de baisse des prix, qui serait massive, les consommateurs retarderaient leurs achats. Mais il est faux d'affirmer que ce serait indéfini. En fait, inévitablement, la consommation reprendrait, car tout individu se doit un jour de consommer. Et la consommation, n'est pas non plus un tout homogène et constant, elle varie en fonction de chacun.

 Et la consommation, nécessite au préalable la production, qui elle-même nécessite l'investissement.

Inéluctablement, consommation et investissement reprendront. L'inflation n'est pas nécessaire pour assurer la croissance de nos économies. Celles-ci, avant la première guerre mondiale, ont connu une expansion sans précédent, alors que l'inflation était de zéro. Les investissements existaient bel et bien dans ce contexte monétaire très stable.

Pour les économistes autrichiens, comme l'expliquait bien von Mises dans la première partie de cet exposé, l'inflation n'est pas l'augmentation des prix, mais l'augmentation de la masse monétaire. Et c'est une distinction de taille. En effet, toute choses étant égale par ailleurs, avec une augmentation de la masse monétaire, les prix doivent augmenter. Mais si par exemple, dans le même temps, la productivité s'améliore, ou  un processus de délocalisation dans la production survient, ou bien si l'épargne s’accroît et la consommation chute, les prix peuvent ne pas augmenter, voire même au contraire baisser.

Alors qu'il y a eu inflation.

Et celle-ci passe inaperçue aux yeux des politiques et des banquiers centraux qui sont supposés orienter leur choix en fonction de l'indice des prix (de l'inflation selon leur définition).

Ainsi nos éminents décideurs fondent leur action sur un indice statistique, celui des prix, partial par nature, reflétant partiellement la réalité, et dont on en tire des conclusions erronés sur des postulats théoriques faux.

Ils sont comme des capitaines de navire, les yeux bandés, dont les informations qu'ils reçoivent pour éviter les obstacles, sont partielles et dans une langue étrangère.

Suite dans la troisième partie

jeudi 14 août 2014

Le retour de la Déflation





La déflation fait de nouveau peur, elle revient inlassablement, tel un spectre qui hanterait nos Hommes d'Etat dans les couloirs de nos administrations sacrées.

Manuel Valls, notre nouvel homme à poigne, craint son retour, son risque à la rentrée comme le précise un article du journal le Monde. Alors il faut agir pour la combattre.

 Mais le problème, avec cette satané déflation, c'est que l'on ne sait pas trop de quoi on parle, en vérité. La déflation, avec son jumeau l'inflation, selon les écoles de pensée, n'ont pas la même définition


Déjà, par le passé, je me réfère à l'entre deux guerres, Ludwig Von Mises dans l'Action Humaine, constatait la confusion sémantique sur les termes inflations et déflations.

"La révolution sémantique qui est l'une des caractéristiques majeures de notre époque a aussi changé la connotation traditionnelle des termes inflation et déflation. Ce que beaucoup de gens appellent ainsi aujourd'hui n'est plus le grand accroissement ou la grande contraction de la quantité de monnaie, mais les conséquences qui en découlent inexorablement : la tendance générale à une hausse ou à une baisse des prix des biens et des taux de salaires."

Et cette distinction est essentielle, car elle ne recouvre plus les mêmes réalités, qui sont certes connexes, mais dont les conséquences sont profondes sur l'analyse économique et in fine les décisions politiques.

Aujourd'hui quand on parle d'inflation, ou de déflation, on se réfère à des prix, d’articles, de bien de consommation ou de production, de matières premières, ou de services dont on va surveiller l'évolution sur le temps, et avec lesquels on va produire  un indice, en pourcentage, comme l'indice des prix à la consommation calculé par l'INSEE.

Et on peut déjà constater tous les biais liés à cet indice, qui en un seul chiffre, un petit pourcentage, à l'ambition de refléter une réalité complexe, qui échappe en partie à l'entendement humain. Et selon ce que l'on mesure (et ce que l'on mesure pas) et la pondération qu'il prend sur l'indice, c'est-à-dire la place qu'il occupe dans le calcul de ce pourcentage, on peut obtenir des résultats biens différents. Et a travers ce petit indice, et ses cousins internationaux, les hommes d'Etats, et les banquiers centraux prennent des décisions aux conséquences fondamentales sur nos petites vies.

Mais au delà du biais méthodologique de cet indice, il y a aussi une attitude politique, une façon d’interpréter les conséquences de l'inflation et d'en déduire une posture politique.

Grosso Modo l'inflation quand elle est trop élevée ; c'est mal, et on se rappelle la terrible inflation de Weimar, en 23, qui a jeté le peuple Allemand, dix ans plus tard, dans les bras d'Hitler et du Nazisme ( ce qui est à notre époque d'anti-fascisme festif la preuve irréfutable et rédhibitoire de la malfaisance de la chose) . Depuis, cette inflation, excessive, cette ultra-inflation, est à proscrire ! Par contre un peu d'inflation, en toute modération, comme le vin, ce n'est pas mal, au contraire, c'est bien, cela stimule l'économie.

Et c'est sur postulat un peu étrange, que repose le dogme économique moderne. On l'entend un peu par tout, même dans le bouche de patrons, comme celui de Carrefour.

Sous prétexte d'une augmention des prix, l'investisseur seraient rassurés dans son investissement, confiant que celui-ci lui rapportera plus. En effet à quoi bon acheter un bien aujourd'hui, pour le revendre plus tard, si l'on n'est pas certain de son augmentation. Et ainsi avec l'inflation,  l'assurance d'une augmention des prix, la confiance se rétablirait et les investissement reprendraient.

Suite dans la deuxième partie

vendredi 2 mai 2014

L'utopie immorale de Piketty







Depuis la parution de son ouvrage aux USA, Le Capital au XXI siècle, suscitant l'engouement chez la Gauche américaine, Thomas Piketty est à nouveau la coqueluche des médias.  Inutile de revenir sur sa dénonciation des inégalités croissantes de ces dernières années, referez vous à cet excellent article. Je vais plutôt évoquer sa solution, débordante d'originalité pour y remédier :  taxer cette insidieuse accumulation de capital. Évidemment, conscient de la mondialisation de ces capitaux, qui les rendent intouchables par les États, Piketty prône un impôt mondial, qui, on se l'imagine, sera appliqué par une super-administration-régulatrice internationale, dont je suis sûr, notre économiste aurait une place d'honneur parmi ses innombrables comités d'experts.

Je ne dénoncerais pas l'inanité et la dangerosité d'un tel projet, ni reviendrais sur les sophismes qu'emploie Piketty à tour de bras pour étayer ses thèses au relent Marxiste. Je vais plutôt m'attacher a démontrer en quoi ce projet de taxe mondial, n'est non seulement pas efficace pour réduire les inégalités, mais surtout amoral et à rebours de l'éthique conventionnel.

Il faut tout d'abord rechercher les véritables causes de ces inégalités. Elles résident dans l'activité expansionniste des banques centrales, qui a provoqué depuis ces trente dernières années cette accumulation de richesses dans les mains d'un si petit nombres, en somme de ceux qui sont les premiers à bénéficier de cet argent nouvellement créé avant que ces effets ne se fassent sentir sur les prix. Le résultat en est un transfert massif de richesses, d'une majorité de gens (la plupart de ceux qui ont un salaire fixe et une épargne conventionnelle) vers une minorité ( ceux qui sont à la source de cet argent nouvellement produit ; banquiers, hommes d’État et grandes fortunes), avec toutes les nuances et tous les dégradés entre ces deux extrêmes.

Nous sommes les témoins  par le biais de cette inflation, du plus gros braquage de tous les temps, dont une des caractéristiques, mais la plus déterminante, est que seule une personne sur un million est en mesure de comprendre ce qui se passe, en reprenant la formule de Keynes.

Mais la question fondamentale persiste, pourquoi est-ce un vol ?  Cette augmentation des prix n'est que le fruit des échanges du libre-marché (ou de ce qu'il en subsiste), rien de plus logique. On dénonce, avec raison et vigueur, les rentes monopolistiques, les licences exclusives, les oligopoles qui organisent une rareté et augmentent les prix artificiellement. Les coupables sont ceux qui bénéficient de ces privilèges. Mais pourquoi accuser aussi les banques centrales, supposées stabiliser cette finance folle et supplées à nos manques de liquidités ? Pourquoi attaquer le gendarme monétaire dont on ne pourrait pas se passer ?

Justement parce que ces institutions monétaires bénéficient aussi d'un monopole, le plus recherché d'entre tous les monopoles, et le plus méconnu aussi : celui de la création monétaire. Grâce à ce privilège exorbitant, et avec l'aide du bras armé des États (un monopole aussi), les banques centrales imposent leur monnaie sur un territoire géographique donné. Et pour quelle raison ? Pour pouvoir s'adonner sans retenu à l'inflation, dont je dénonçais à l'instant les conséquences dramatiques. En effet quand elles augmentent la quantité de monnaie en circulation (directement ou indirectement par des mécanisme complexes), nul ne peut y échapper, ou très difficilement.

Car un des moyens les plus efficaces de se prémunir de l'inflation monétaire est de pouvoir changer de monnaie. En somme de faire jouer la concurrence, au même titre qu'un autre bien dit classique. Les institutions émettrices de monnaies seraient alors obligées de se discipliner et ne pourraient plus déverser des torrents de liquidités dans nos économies.

Interdire à un individu de choisir ( ou de produire) sa monnaie  revient à violer sa propriété privée au même titre qu'un vol. La mécanique est toutefois indirecte et sournoise, la rendant quasi indécelable. Ainsi désarmé, le citoyen lambda,  se trouve en grande difficulté pour parer aux ravages de l'inflation ( a part, pour les mieux lotis, en faisant jouer la concurrence entre les monnaies monopolistiques d’États ou par des opérations spéculatives en anticipant la montée des prix).
Alors taxer cet argent volé, c'est-à-dire à ceux qui bénéficient en premier de ces liquidités fraîchement émises et dont les richesses se constituent aux détriments d'une majorité, cela revient à partager le butin d'un vol. Ce n'est pas mettre un terme à l'acte moralement répréhensible, le vol par l'inflation, ce n'est pas rétablir des droits fondamentaux qui sont quotidiennement bafoués, la liberté monétaire, mais c'est en bénéficier à son tour, comme un vulgaire mafieux, en touchant sa part du gâteau en échange de son silence. C'est se faire le complice de cette spoliation.

De plus prétendre que cette taxe aurait pour but de réduire voire d’éliminer les inégalités de revenus est en soit ridicule. Il suffirait plus simplement de supprimer en premier lieu ce transfert illégitime de richesses. Ce serait aussi absurde que de se contenter de reprendre (ou de re-voler) ce qui a été volé pour le restituer, sans jamais prévenir, ni se soucier des vols à venir.

Mais même en supprimant les effets délétères des politiques centrales, il subsisterait toujours des inégalités de revenu. En effet, dans un marché véritablement libre ces inégalités de revenus et de richesses sont légitimes et nécessaires au bon fonctionnement de la société. Sans ces inégalités de revenus les acteurs économiques seraient dans l'incapacité d'orienter leur production pour satisfaire la demande des consommateurs. Elles ne se font pas aux détriments des gens, elles n'appauvrissent pas, au contraire elles sont le fruit d'un gain réciproque, où l'on récompense ceux qui ont su rendre les meilleurs services aux plus grands nombres, contribuant ainsi à la prospérité générale et remettant aux plus capables les capitaux nécessaires à la production.

Par contre ces inégalités de revenus provoquées par l'inflation des banques centrales sont destructrices et asociales, et vouloir les réduire par des taxes en rien ne corrigera ce système frauduleux, au contraire ce sera par des voies légales le rendre pérenne. C'est lui donner une légitimité morale. Volez tout ce que vous voulez, du moment que j'en profite moi aussi.

Piketty, conscient de la difficulté à appliquer un tel projet d'impôt mondial, parle d'«utopie utile», devant guider toutes les consciences et les actions, même si sa réalisation ne sera jamais totale.

Pour ma part je parlerais plutôt d'utopie immorale.











mercredi 9 avril 2014

Mais que peut faire François Hollande ?





Voilà, un nouveau gouvernement nous est servi, fringant, prêt à partir à l'aventure, pour sauver notre pays du naufrage. Et promis, cette fois-ci il sera opérationnel, sur les starting block, dédié totalement à l'action et aux services du plus grand nombre, prêt à saisir à bras le corps, tel un lutteur, les immenses défis qui s'imposent aujourd'hui à notre nation.

Évidemment les journaux et les commentateurs politiques ne sont pas dupes de la communication gouvernementale; et ils discernent sans peine les manœuvres politiques qu'il a fallu déployer pour arriver à la constitution de ce gouvernement, les concessions qu'il a fallu fournir pour réunir tout ce beau monde,  et ils devinent son instabilité endogène, ses contradictions internes, son caractère paradoxal, ses rivalités naissantes et ses luttes de personnes, qui très probablement enrayeront son fonctionnement et briseront ses ambitions.

La communication gouvernementale d'un côté, les commentaires des journalistes et politologues de l'autre côté. Spectacle classique, rabâché, remâché, auquel nous sommes tous habitués et qu'aujourd'hui peu croit encore.

Car la réalité, celle des faits, celle des lois physiques et économiques, cet univers absolu auquel nul ne peut échapper, est tout simplement ignorée. Elle n'est évoquée ni dans la bouche des politiques, ni dans celles des journalistes ( ou très rarement ).

Le problème de François Hollande  ne se retrouve pas dans son impossibilité à rassembler sa majorité, ni à faire taire les dissensions pour avoir un gouvernement efficace et opérationnel, le problème ne se situe pas autour d'un manque de volonté, ni de savoir si oui ou non Valls est un un as de la communication. Non le problème se trouve dans l'impossibilité d'appliquer une politique socialiste, de la mettre en marche, de l'affranchir de la réalité. Le socialisme ; ça ne fonctionne pas ; point barre. Et François Hollande le découvre jour après jour.

Et pourtant il n'avait pas d'excuse, ce n'est pas comme si le socialisme n'avait jamais été testé sous nos latitudes ; l'expérience socialiste n'est pas une première en France. N'oublions pas que notre président a hérité d'un pays qui fut gangrené par plus de trente ans de socialisme, aussi bien de droite que de gauche. Il lui ait alors désormais difficile d'ajouter une nouvelle couche de socialisme aux couches précédentes ; preuve en est la gabegie des deux dernières années.

Certes pour les non-libéraux, une telle affirmation peut paraître surprenante, à contre-courant de la pensée dominante, puisque l'on  nous a répété sans cesse que nous avons été piétiné par l'idéologie ultra-libérale dont le point d'orgue apocalyptique fut la crise de 2008 avec pour son plus grand champion ; Sarkozy.

Il est vrai que nous avons connu des périodes de privatisations, dans des secteurs comme les télécommunications, ce qui fut bénéfique pour les citoyens, mais aussi pour les Etats qui ont pu se ménager un répit et éviter un effondrement total. Cependant ces réformes ne valent pas mieux qu'une NEP à l'époque bolchevique, où le système lâche un peu de lest pour se sauver de lui-même. Car la réalité est que les Etats, tous les états et pas uniquement la France, n'ont pas cessé d'augmenter en taille, aussi bien par leur dépense que par leur déficit ; en témoigne le nombre de fonctionnaires croissant.

Et aujourd’hui ils ont atteint une limite quasi-physiologique, qui les empêch d'aller plus loin en matière de socialisme ( car tout cela c'est bel et bien du socialisme ). S'ils franchissent cette limite, le corps qui les nourrit ; la société civile, ne peut que dépérir, emportant immanquablement dans sa chute l’État. Les traitements antalgiques et palliatifs, comme la dette, ne sont mêmes plus en mesure de masquer les conséquences néfastes de ces politiques cannibales. 

La France en particulier a atteint cette limite du socialisme. En réalité elle l'a déjà franchi depuis Sarkozy, et Hollande  s'est encore plus enfoncé dans le territoire désolé du collectivisme moderne, avec pour mesure phare la plus forte augmentation d'impôt, 32 milliards! depuis la seconde guerre mondiale. Les conséquences sont impardonnables :  plus de  chômage,  plus de précarités et in fine le délitement de la société dans son ensemble. La moindre mesure un tantinet socialiste dans ce pays se fait immédiatement sentir, se propageant dans toutes ses fondations avec un effet ravageur et impossible à dissimuler.

Et voilà notre rondouillard président piégé dans un nœud gordien que nulle épée ne semble en mesure de trancher.

S'il fait plus de socialisme ( ce qui l'a fait ces deux dernières années) il provoque des catastrophes sociales, que certains vont oser, avec audace, mettre sur le compte d'un socialisme trop mou, ou déguisé en social-libéralisme, tout en rendant fou-furieux toute la nation qui s'enfonce dans la précarité (dont les socialistes qui l'auront soutenu). Et s'il fait moins de socialisme, ou fait volte face (ce qui est peu probable) il mécontentera sa base qui voulait un programme authentiquement socialiste et déchaînera une sérié de mouvements dits sociaux.

 Au passage ceux qui veulent plus de socialisme, le veulent sans en subir les coûts ; ce qui est proprement impossible vu l'étroitesse des marges de manœuvre actuelle (on a pu le faire par le passé en s'endettant vertigineusement).

Devant ce constat je ne peux que plaindre François Hollande qui est piégé par la triste réalité de nos social-démocraties où comme le disait Bastia « tout le monde s’efforce de vivre aux dépends de tout le monde» et où l'on s'imagine que tous les repas sont gratuits.

En réalité le problème ne vient pas de notre président, mais de l'idéologie, ou plutôt de cette mélasse d'idéologies collectivistes, allant du délire de la décroissance au protectionnisme Montebourien et Lepéniste, en passant  par des variantes européanisées et molles. C'est une mélasse qui s'est incrustée durablement dans notre population et qui rend impossible toutes analyses valables de la situation. Une idéologie qui fait croire à une majorité des citoyens de nos pays que le collectivisme est un système efficient en cohabitation avec le marché et qu'il est impératif de réformer notre pays pour sauver notre protection sociale, alors que celle-ci est justement ce qui le gangrène en profondeur irrémédiablement. C'est un peu comme vouloir sauver le cancer qui tue le malade.

Le vrai coupable le voilà, tout désigné, l'idéologie de notre époque, qui condamne François Hollande à l'échec et à la paralysie. Une idéologie à laquelle il doit croire aussi, en toute honnêteté.

Et il faudra encore de nombreuses crises, d'innombrables soubresauts d’agonie, pour qu'enfin, les mentalités changent et l'on se décide de se débarrasser une fois pour toute de cette idéologie néfaste. Alors seulement ce jour là, un président et quelle que soit sa majorité sera en mesure de remettre ce pays sur les rails de la prospérité.