lundi 30 juillet 2012

The Dark Knight Rises au crible libéral.















Il n'est pas dans mes habitudes de vouloir à tout prix extirper au forceps un message politique dans une oeuvre populaire ; libre à chacun d'en faire sa propre lecture. Et d'ailleurs, en reprenant Tolkien, ce qui détermine la qualité d'un récit, n'est pas de dominer le spectateur/lecteur par une allégorie marquée au fer rouge, mais au contraire de pouvoir y exercer en toute liberté son propre imaginaire. Toutefois, après la critique de Telerema de The Dark Knight Rises,  j'ai quand même voulu rentrer dans l’arène des interprétations politiques et philosophiques, histoire de me confronter au journal populiste du socialo-bobo des centre-villes. Et pour le coup je vais me faire plaisir. Mais attention nulle référence au drame qui  a marqué le lancement du film ; ce serait hors de propos et indécent. Je préviens aussi le lecteur que ce que je vais écrire par la suite dévoile des éléments clefs de l'intrigue.

Selon Telerama, un "sous texte politique douteux"  alimenterait le récit, ce qui a valu à Nolan, le réalisateur, d’après la démonologie gauchiste du journal, le titre de réac'.  On lui reproche "son culte d'un État policier droit dans ses bottes",  issue d'une"'obsession sécuritaire inhérente à la BD d'origine", mais pire encore, une représentation des Indignés peu glorieuse dépeinte comme une "foule  déchaînée, effrayante, prête à acclamer le premier forcené venu pourvu qu'il prône le partage des richesses" . Alors que l'on sait les Indignés les héros des temps modernes pour ce journal bien pensant.


Le reproche de magnifier l'Etat policier est de mauvaise foi. Il nous est plutôt dépeint souvent comme inefficace, corrompu, à peine distinguable des organisations criminelles qu'il combat. Il fonde son succès par un mensonge ; les crimes d'Harvey Dent, l'ancien procureur et héros de Gotham, sont portés par Batman pour ne pas entacher l'image de ce chevalier blanc. Mais cette stratégie montre ses limites, et se révèle désastreuse quand l'imposture est dévoilée en plein jour. Le mensonge ne paie pas ! Le prometteur sergent Blake, prénommé Robin, quitte la police, écoeuré par ses méthodes et suit les traces de son idole. On ne peut pas dire que cet État policier est représenté comme droit dans ses boites ; il y est plutôt vacillant, embourbé dans une fange de corruption inexpugnable. Et Nolan ne semble pas atteint d'une obsession sécuritaire où il verrait la force comme l'ultime recours. Il questionne sans cesse les buts de Batman, qui tente de palier aux déficiences de cet État. Aussi bien notre héros, que la police s’interroge sur les limites de leur actions et la légitimité morale de leurs moyens. C'est en fait un thème qui sous-tend l'ensemble des trois films. Comment faire respecter le droit et la justice ? 


Ce que reprouve Telerama, ou n'apprécie guère, c'est l'usage de la force pour faire respecter ce Droit ( du moins en filigrane). J'imagine bien que pour le journal, la force n'a de légitimité que quand elle est dans les mains des opprimés et des sans-grades, qui dans un élan romantique révolutionnaire veulent mettre à bas l'oppressant système capitaliste. Et c'est d'ailleurs la deuxième remontrance faite au film par Telerama. 


Non pas que Christopher Nolan soucieux d'ancrer son film dans le réel, par authenticité, nous montre Gotham non plus comme Chicago, mais comme New-York, la Mecque de la finance. La crise est passée par là. Il dénote le contraste entre la classe riche des financiers et la misère de la majorité. Déséquilibre qui selon Selina Kyle, alias Catwoman, incarnée par Anne Hathaway, mènera à la tempête, dont on imagine des lendemains chantants lugubres. Nolan n'accuse personne et ne fait que poser le décor.

Mais ce qui agace Telerama (jusque là il devait être plutôt d'accord) c'est quand Nolan filme cette fameuse tempête comme une simagrée de révolution, menée par un effroyable personnage, Bane, à la tête de mercenaires fanatiques, aux allures de Guevaristes endiablés, et qui clairement, mais implicitement, proclame l'abolition des droits de propriétés privées. On assiste à des scènes de pillages et d'expropriations, mais aussi à l'établissement d'un tribunal populaire aux jugements expéditifs, dont la mise en scène m'a rappelé l'adaptation du Procès d'Orson Welles et dont l'absurdité m'a évoqué celle de Brazil de Terry Gilliam. Au sommet d'une pile de paperasserie trône le psychiatre Jonathan Crane, qui se délecte de son rôle de juge et qui ne se prive pas de rappeler qu'il prononce ses jugements, ni au nom de Bane, ni au nom de quiconque, mais uniquement au nom du peuple. On comprend mieux l’exaspération du journal devant cette critique à peine voilée des idéologies collectivistes.


Et Nolan en rajoute une couche. Cette fièvre révolutionnaire, aux spasmes meurtriers, est doublée d'un nihilisme profond, marque de notre époque. Car pour Bane, nulle utopie en vue, aucun paradis sur terre a réalisé, il a le mérite de ne pas être dupe. Il poursuit le but de la League of  Shadows de purifier le monde de cette scorie, qu'est Gotham, comme elle l'avait faite pour Rome par le passé. Le monde renaîtra de ses cendres, et le cycle recommencera jusqu'à la prochaine purification. Nul espoir pour le genre humain, condamné à répéter les erreurs du passé et à ne jamais sortir de ses vilaines ornières ; à l'exception des membres de la League of  Shadows, qui eux seuls, en bons millénaristes, sont les élus initiés d'un savoir inaccessible au commun des mortels et qui rétabliront la balance des choses par une nouvelle purification massive. Cela résonne avec notre époque, où l'homme semble être condamné pour beaucoup à rester un loup pour lui-même, et trop souvent devant cette impasse morale, qui n'offre aucune perspective réjouissante, la destruction serait la seule issue envisageable.


Bane, cette masse de muscle, devient alors l'incarnation de la force et de la violence, brute et crue, seule véritable agent de la coercition et du pouvoir, et non pas l'argent, comme on aime trop à le croire. C'est ce qu'apprend au prix de sa vie Dagget, un financier véreux qui croyait avoir autorité par sa fortune sur le méchant du film.


Voilà pour les exégèses. 


Plus généralement, j'ai trouvé la réalisation du film bonne, et là où je suis d'accord avec Telerama, est que Nolan a le don d'alterner scènes d'actions de grandes envergures, la première scène est époustouflante, et scènes plus intimistes. Toutefois je trouve qu'il n'a pas su réitérer l'exploit du précédent opus, où cette alternance se faisait sans anicroche, avec harmonie et qui avait rendu ce film si singulier. Dans ce troisième volet, et probablement le dernier, il y a comme un dissonance qui se dégage. Nolan s'est contenté de faire du Nolan à minima. La succession des scènes est plus chaotique et moins fluide. Et l'ensemble au final est paradoxalement trop lisse et trop carré.

Et enfin dernier point, on peut à nouveau se délecter de cette sempiternelle odyssée, que l'on retrouve dans les films américains, et qui fait écho à l'optimisme de ce peuple, où notre héros, broyé, écrasé, n'abandonne pas, et retrouve l’énergie nécessaire et l'espoir pour se surpasser et accomplir sa quête. Toute cela baigné, culture chrétienne oblige, dans une atmosphère de repentance, Gotham doit expier pour ses péchés, Bruce Wayne souffrir, symbolisée pour ma part par ce sigle enflammé de Batman, visible par tous, sur la façade d'un pont, signalant son retour (sa résurrection) et qui m'a fait furieusement penser au christ sur la croix ( je force un peu : plaisir personnel de l'interprétation).

Mais on se doute bien que notre héros aux oreilles de chauve-souris, après s'être fait déplacer une vertèbre par Bane et jeter dans une fosse, ne va pas tendre l'autre joue, au grand dam de Telerama.


Aventure avec Christian Bale et Tom Hardy et Anne Hathaway et Marion Cotillard et Joseph Gordon-Levitt et Michael Caine et Gary Goldman et Morgan Freeman (2h45min)





vendredi 20 juillet 2012

Communauté coercitive contre communauté libre : le vrai débat aux USA.



Obama a de nouveau créé la polémique quand il a considéré que " si vous dirigez une affaire, vous ne l'avez pas crée de vous-même. Quelqu'un d'autres a rendu cela possible". Peu étonnant que ces propos aient suscité l’émoi, ce fut une attaque contre l'un des credos fondateurs des USA : l'esprit d'entreprise et le mérite personnel. Et il a étayé cette position en revenant sur cette rengaine des investissements de l'État,  dans l'éducation, la recherche ou les routes par exemple,qui  rendent possible ces multiples réussites entrepreunariales dont se vantent en tout égoïsme les patrons. En somme, gare entrepreneurs, tous les louanges de votre succès ne vous reviennent pas exclusivement, n'oubliez pas le reste de la société, n'ignorez pas toutes ces millions de petites mains anonymes qui ont contribué dans l'ombre à votre réussite. Si on prend un peu de recul, vous n'y êtes pour pas grand chose.


Un article du New-York Times considère ces propos comme la révélation de la vraie dichotomie, de nature philosophique, qui sous-tendrait la lutte entre les Républicains et les Démocrates pour la présidence des USA. Deux visions opposées de ce qui  serait à l'origine du succès des USA. L' initiative individuelle contre l'initiative collective (véhiculée bien évidemment pour cette dernière par  l'État ). Et c'est cette vision du monde qui serait en jeu pour ces présidentielles.

En fait cette attaque d'Obama remet sur le tapis les reproches trop souvent entendus contre les libéraux,  qui dans leur défense effrénée de l'individu oublieraient la communauté dans son ensemble, l’intérêt général et le bien commun. Ce serait une vision égoïste de la société, qui  appliquée à la lettre conduirait immanquablement au chaos. C'est le caractère anti-social du libéralisme qui le rend utopique et peu convaincant au final. Il oublierait que les hommes vivraient en société.

Pour remettre les pendules à l'heure, l'idéologie libérale, qui prône le principe de non-agression et le droit de propriété privée, a pour but ultime d'assurer la vie en société. C'est même l'idéologie sociale par excellence. En effet, car le simple fait de se poser la question de ce qu'un individu à le droit ou n'a pas le droit de faire à autrui,  question fondamentale du libéralisme, ne peut se poser que dans le cadre d'une société, où les individus veulent vivre ensemble. C'est un truisme ! La question  ne se pose pas pour Robinson Crusoe seul dans son île, la-bas nul questionnement éthique, uniquement des modalités pratiques à surmonter.

Prétendre que le libéralisme est antagonique avec la communauté, voire un déni de celle-ci, est un non sens, puisqu'elle tente justement de réduire les conflits entre ses membres et d'assurer leur coexistence pacifique. De permettre en sorte à la communauté d'exister.

Le principe de non-agression en est l'exemple patent. On imagine mal une vie en collectivité où l'agression entre individus serait encouragée (à l'exception de la légitime défense). Les droit de propriété privée ont pour but de déterminer objectivement qui à un droit exclusif quand à l'usage des biens dont on sait la quantité limitée sur notre monde, ce qui est source de conflit.

Le libre-échange, corollaire directe de cette théorie, encourage la division et la spécialisation du travail, qui permet ainsi à tout un chacun de collaborer dans la production des biens et des services. Il est indéniable qu'aujourd'hui aucune production se fait en autarcie mais est le produit d'innombrables échanges. En quoi cela serait-il anti-social ? Au contraire ce phénomène de coopération volontaire incite chacun à se lancer dans des lignes de productions utiles aux autres. Je dois répondre aux besoins des autres, et en échange les autres doivent répondre aux miens. Il va de soit que les réussites des uns dépendent largement des autres, mais en fait il faut plutôt parler d'un ensemble de réussites personnelles dont les intérêts s'accordent mutuellement. 

Que certains en tirent un mérite personnel ? C'est un droit que l'on ne peut pas dénier. D'ailleurs Obama ne va-t-il pas se vanter que grâce à son action, en tant que chef des USA, il prétend sauver le pays ? Et 
étant responsable devant le peuple, il portera la responsabilité de sa réussite ou de ses échecs. Après tout s'il échoue, va-t-il aussi accuser ce professeur du public qu'il a cité dans son discours ? Probablement pas. Alors pourquoi en serait-il autrement avec les entrepreneurs ?


Que les libéraux portent aux nues l'individualisme est une évidence. La question du droit ne se pose qu'entre individus. Les ensembles tels que les États, la nation, les entreprises, les associations, ne sont que des étiquettes pour désigner des modes de relations entre individus. Même s'ils semblent agir comme animés par une propre volonté, ils ne sont que le fruit d'un ensemble de volonté individuelle. Cela nous renvoie à la notion d'initiative individuelle décriée par Obama, l'expression est pléonastique. Il n'y a d'initiative que individuelle. 


Mais peut-être est-ce à dessein qu'il attaque cette idée ? Probablement pour éclipser l'individu aux dépends du groupe qui semble primer dans son idéologie holiste.


Alors maintenant que j'ai démontré que l'individualisme, défendu par les libéraux, est ontologiquement communautaire et collective au sens large du terme. Qu'elle est la véritable différence entre les Démocrates et les Républicains ? Qu'elle est, en reprenant la terminologie de Mao ( un collectiviste dans l'âme pour le coup) la contradiction secondaire qui se développe à l'ombre de la principale (entre individu et collectif dans ce cas) ? Puisque toute les deux idéologies prétendent au mieux organiser la société, c'est donc dans la façon de faire qu'elles se distinguent. 


Il ne faut pas oublier que ces contributions invisibles aux succès individuels qu'Obama a tant rappelées étaient toutes d'origine Étatique. L'organisation sociale par excellence fondée sur la coercition par son monopole de la violence. L’initiative individuelle tant vantée par les Républicains est privée et repose principalement sur le libre échange. 


Et voilà, nous touchons du doigt le point crucial ; c'est dans cette distinction fondamentale que se fonde réellement le débat, même si elle n'est pas apparente, entre une organisation sociale fondée sur la coercition et le groupe et celle fondée sur la libre-association et le primat de l'individu. Et c'est là que réside le vrai clash philosophique entre les deux partis, pour reprendre le titre de l'article du New-york times, et non pas entre individualisme et collectif.


Et même si Obama nuance son discours en n'oubliant pas les individus et leurs initiatives individuelles, c'est en vain qu'il tente de concilier les deux visions, car comme nous le rappelle Bastiat "il est deux principes qu'on ne saurait concilier: la Liberté et la Contrainte".




jeudi 12 juillet 2012

Ce que PSA et Amazon nous révèlent de la nocivité de nos hommes d'Etat.

PSA supprime 8000 emplois, le gouvernement veut taxer d’avantage Google, Amazon et Apple. Deux nouvelles dans les média qui, pour le libéral averti, sont clairement les symptômes patents d’une maladie dont souffre notre nation française ; l’interventionnisme d’État, et de son corollaire immédiat : l’anti-libéralisme.


Mais pour nos élites politiques de tous bords, et dans cet examen j’inclus le Front National qui se prétend être la nouvelle force d’opposition et d’alternance, ce diagnostic n’est pas partagé. C’est même plutôt l’inverse ; si l'on se réfère aux réactions devant l'annonce du plan social de PSA.



Tous les poncifs en la matière ont été entendus ; un véritable étalage de ce qui se fait de mieux en matière d’idéologie étatiste et socialiste. Les syndicats, comme attendus, ont renoué avec la lutte des classes en déclarant la guerre à PSA. La gauche et la droite ne se disputent que sur des broutilles, mais dans le fond ne proposent que les mêmes solutions. La dernière s’indigne de la suppression de la TVA sociale, supposée panacée au problème de la perte de compétitivité de nos industrie Françaises, et elle réclame, oh surprise, en poussant des cris d'orfraie, un nouveau plan de soutien massif. La gauche ne déçoit pas non plus, en plus d'innovateurs plans de soutien promis par le redresseur Montebourg, elle s’interroge sur le bon usage des subsides publiques dont le groupe à bénéficié, oubliant toute l'irresponsabilité qu'une telle mécanique engendre, et sans grande surprise quand on est acculé, fait appel au patriotisme économique . Et comme point d'orgue, en synthèse de ces ribambelles d'indignations bien ordonnées et convenues, Marine Le Pen fustige l’ultra-libéralisme de l’Europe. A croire que chacun s’est concerté en avance sur les rôles à jouer, du moment que le libre-échange est vilipendé et que l’État soit considéré comme la seule solution possible.

Moins médiatique, mais non moins pertinent, est le projet de taxer Amazon, Google et Apple, les fleurons de l’economie dite dématérialisée, dont les services sont toutefois bien matériellement ressentis par les consommateurs, et pour leur plus grand bien, et qui, de par leur situation, échappent aux impôts français. Horreur et damnation. Et en plus Amazon va créer 500 emplois.



Voilà d'affreuses entreprises qui irritent nos haut-fonctionnaires et ministres de tout poil : elles réussissent et elles échappent aux griffes destructrices de l' État. Alors les Montebourg, les Pellerin, les Cahuzac et les Moscovici, lors d'une grande mondanité ministérielle, en plus de plans de soutien lancés à la volée, s'irritent du manque à gagner ; ce qui n'est pas plus mal au vu de l'usage que ces gens font de l'argent des autres, regardez PSA. Mais passons ! Alors ils parlent d'équité fiscale, et de "territorialiser" l'impôt. Il n'est pas question de l'abaisser à un taux irlandais, mais de l'harmoniser (par le haut) sur l'ensemble de l'Europe, pour mettre un terme à toute concurrence, et de pouvoir exercer en toute quiétude la prédation inhérente à l' État. 


Ces deux nouvelles sont les deux faces du même mal qui ronge la France


D'un côté nous avons une industrie qui échoue malgré les aides et les supports de l'État, et de l'autre côté nous avons une industrie qui réussit en passant outre l'État. 


D'un côté nous avons l'incarnation caricaturale de ce qui se fait de mieux en matière d' économie mixte où l'inceste entre privé et public est consommé, et de l'autre côté ce qui se fait de mieux quand des entreprises connaissent le succès en se détachant au mieux de l'État par le contournement de ses règles absurdes et iniques. 

D'un côté nous avons des hommes d'État qui veulent rempiler dans de nouvelles interventions publiques en ignorant leurs échecs sans cesse répétés, de l'autre côté ces mêmes hommes d'État qui jalousent un succès malgré eux et qui veulent le faire payer. 


Mais surtout, ce qui est le plus flagrant ; d'un côté nous avons l'échec en période de crise, de l'autre côté la réussite durant cette même période de crise.


 Dans tous les cas c'est le client, le consommateur, le citoyen, et j'en passe, qui a le dernier mot et qui plébiscite ce qui lui est le plus utile, quoi qu'en dise les hommes dÉtat. 


Et c'est ce qui agace ces derniers, car dans ce constat sans appel, on perçoit leur inutilité et leur nocivité éclatante et criante. Il leur est insupportable de réaliser que la prospérité et la réussite se fait sans eux, aux dépends de leur violence, voire pire, à leur détriment.

Malheureusement ils ne peuvent que persévérer dans leur folie interventionniste, au risque de se désavouer, et ils le feront tant qu'ils auront encore de l'argent des autres à dépenser et des foules pour les croire utiles. Et quand on apprend que des investisseurs prêtent à la France à des taux négatifs ! Ils ne seront décidément pas prêts d'arrêter.