mardi 3 janvier 2012

Quoiqu'il arrive, la révolution Ron Paul aura lieu.


En cette année 2012 les caucus de l'Iowa pour l'investiture du candidat républicain à l'election présidentielle des USA ont la particularité d'avoir en lice le libertarien Ron Paul, et celui-ci ne fait pas uniquement de la figuration, il est au coude à coude avec Mitt Romney dans les sondages pour briguer la premiére place.

 Bien qu'il  ai peu de chance d'être le candidat des républicains à l'issue de ces longues et épuisantes primaires, et cela principalement en raison de ses positions que je trouve un peu naîve en matiére de  politique étrangére (et les quelques casseroles qu'il traîne sur de supposés propos racistes et anti-sémites), sa présence et le succés qu'il rencontre ont singuliérement mis en avant l'idéologie qui le porte : le libertarianisme. Terme innaproprié en français, celui de libéralisme classique serait plus exacte. Et pourquoi classique d'ailleurs ? Le mot de libéralisme à lui tout seul est suffisant.

Alors que l'on croyait ce libéralisme à jamais voué aux gémonies depuis le début de la crise en 2008 , il fait un retour innatendu sur le devant de la scéne par l'entremise de ce candidat. Il a réussi non seulement à percer dans le camp républicain, mais aussi à attirer de nouveaux électeurs, en majorité jeune, qui jamais auraient voté pour un candidat de ce parti. Et cela en raison de cette idéologie libérale, clairement exprimée et qui se révéle d'une cohérence surprenante en cette époque de régne du relativisme et de pragmatisme qui rend tout programme politique confus et contradictoire.

En effet la plupart des programmes politiques ne s'adossent plus sur un véritable corpus idéologique, mais se prétendent n'être qu'un ensemble de mesures techniques pour solutionner les problémes quotidiens de tout à chacun. Il ne faut surtout point paraître dogmatique. Toute question de fond est évacuée. L'idélogie est devenue un terme grossier. C'est le prix à payer en social-démocratie.

Au contraire et à contre courant, l'idélogie libérale a cette ambition d'offir non pas uniquement une grille de lecture, logique et cohérente, à cette crise ( et de celles du passé) qui nous frappe de plein fouet, mais aussi de reconsidérer la place de l'homme, de chacun des individus, dans la société. De promouvoir une philosophie au caractère transcendant et universel. En somme de rammener l'éthique au centre des discussions, d'aller au delà de simple considération technique et d’élever le débat dans les hautes sphères de la philosophie. Chose dont les hommes ont terriblement besoin.

Elle dispose aussi de cette fraîcheur, malgré son âge avancé, d'apporter une nouvelle perspective sur notre monde et de s'attaquer aux idoles de notre époque, telles les banques centrales, que l'on croit indispensable dans notre paysage sociétal. C'est un renouveau de la pensée. Une révolution Copernicienne.

Ainsi elle fait preuve d'un radicalisme qui fait passer les indignés pour des conservateurs fades et qui, en dépit de l'échec probable de Ron Paul aux primaires et des attaques dont il fait l'objet, n’empêchera nullement dans les années à venir son ascension irrésistible.

Elle forcera  les deux parties majeures des USA, Républicain et Démocrate, à revoir considérablement des positions, de nature profondément coercitives et très disparates en apparence, qui leur sont communes, comme la légitimité d'une réserve fédérale ou la prohibition des drogues.

Et quelques soit les résultat de ces primaires, ce qui compte, c'est qu'à long terme, Ron Paul gagnera la seule bataille qui importe vraiment, décisive pour le sort des générations à venir ; celle des idées.

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