jeudi 1 décembre 2011

Une élite en déroute










Nous vivons en directe la spectaculaire déroute de nos élites technocratiques, qui s’apprêtent à être emportés par cette puissante lame de fond qu’est la crise. La débandade est telle, que l’Europe, cette construction qui se devait de durer tel un troisième Reich politiquement correcte des temps modernes, s’effondrent, devant nos yeux, comme un simple château de carte. Ils sont loin les beaux discours d’union baignés d’une écoeurante harmonie des peuples, elles ont perdu de l'éclat ces grandes chaînes humaines où se tiennent mains dans la main les enfants de toutes les ethnies du monde sur fond de heal the world.  On découvre une Europe, non plus en pleine construction, mais en plein processus de déconstruction. Une Europe, qui si elle persiste dans cette voie de la construction technocratique, aura ce qu’elle a toujours cherché à éviter ; la guerre.

Mais les élites sont tenaces, elles refusent obstinément le jugement du marché, c’est-à-dire de vous et moi ,et elles s’accrochent avec l'énergie du désespoir à ses prébendes et ses privilèges. Elles tentent par tout les moyens de rester en place et de sauver ce qui peut. En témoigne cette ascension éclair de nouveaux chefs d’Etat, tous issues des rangs de la technocratie mondiale, nomades des organisations internationales, transfuges de banques centrales à banques privées, vous l’aurez deviné je fais référence à Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos.


Forgés dans le mêmes moule, ils ne sauront trouver aucune autre solution que celle que l’on a déjà appliquée, celui du constructivisme. En somme de résoudre le problème depuis le sommet, à la manière des planificateurs de l’ancienne union soviétique, avec la même arrogance de se croire suffisamment intelligent pour embrasser la société d’un seul regard. Évidement, à la différence de ce lointain cousin des steppes russes, qui se distinguait par des pratiques mafieuses à peine voilées, ils se feront passer pour les défenseurs de la liberté, jamais  n’emploieront ouvertement la violence, et tenteront d’arriver à leur fin par des voies plus douces et rusées.

Mais y arriveront-ils ? Arriveront-ils à conciler les intérêts inconciliables des multiples groupes d’intérêts privés qui pullulent dans nos états providences et qui ont donné raison à Bastiat, quand celui définissait l’Etat comme la grande fiction sociale ou tout le monde s’efforce de vivre aux dépends de tout le monde ? Arriveront-ils à faire plier les lois de l'économie, ces infernales et entêtés faits économiques, qui aujourd’hui se manifestent violemment par ce maelström économique ? Arriveront-ils à réduire les individus à de la matière inerte, ce qui siérait bien à leur esprit tout empreint d'ingénierie sociale ?

Il est clair qu'ils ne peuvent point.


Les grandes banques sont endettées, à un seuil presque irréversibles, et les Etats, qui sont leurs garants, le sont aussi. De l’autre côté de l’atlantique, les USA font pâles figures et ne pourra plus nous aider par l’entremise du FMI, et finalement la Chine commence à goûter aux effets pernicieux de l’inflation monétaire. C’est le monde entier qui s’embrase.

Ce sont toutes les technocraties, tous les constructivismes, quelles que soient leur origines, leurs couleurs, leurs parfums, leur déclinaisons, leurs localisations dans le monde qui vacillent avec force.

Vont-elles trouver pour la énième fois une solution dans un nouvel empilement de constructions étatiques et para-étatiques ? Vont-elles se lancer de nouveau dans cette course  vers la violation des droits de propriétés privées dont on voit une centralisation se dessinait à l’échelle mondiale ? Y aura-t-il une banque mondiale avec une seule monnaie sous l’égide d’un gouvernement mondial ?

Ce serait le rêve de beaucoup, de tous ceux qui salivent sur un poste d’ultra-haut fonctionnaire que ces institutions supra-nationales pourvoiraient, mais ce projet connaîtra une fin amère car il se brisera, comme toujours, sur la réalité des faits
Et c'est là notre seul espoir.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire