lundi 14 novembre 2011

La politique : notre mystique moderne.






Un mal ronge l’âme de notre société française, un mal puissamment enraciné dans ses entrailles et qui ne cesse de l’empoisonner. C’est une croyance mystique dans le pouvoir incantatoire des mots, un culte dédié à la toute puissance de l’invocation verbale, je veux parler de la politique.

La politique, courroie de transmission du culte de l’État. La politique qui prétend rendre immanente les idées.

En ces temps de crise, on exige plus de politique, on réclame un retours du politique, on se lamente d’avoir abandonner la politique aux griffes de l’économie. La politique doit reprendre le dessus.

Il faut bien comprendre que tout ce charivari relève de la pensée magique, mystique et ésotérique. Que cela n’est qu’une manifestation de croyances archaïques, qui prétend plier la réalité par la force des mots. C’est-à-dire en dehors de toute action concrète, que celle de penser.

Il faut réaliser que ces appels à plus de politique ne sont là aussi, qu’une manifestation moderne, à pratiquer le rituel pour conjurer le mauvais sort. A se rassembler pour faire appel à des forces occultes qui nous sauveraient du chaos, qui en nos temps de progrès tout azimut s'appellent politique.

Il est illusoire d'espérer, qu’un rassemblement autour d’une table, dans un temple dédié à la politique, que l’on appelle plus communément institution ou organisme nationale ou internationale, pourrait résoudre cette crise par la recherche de solutions politiques. En faisant des propositions, en éditant des lois, en promulguant des décrets, en organisant des rencontres au sommet, des G de n'importe quel multiple, ou que sais-je encore, et qui ne sont rien d’autres que l’équivalent actuel des offrandes dans l’espoir d’invoquer la pluie, on ne pourra faire plier la réalité. La réalité avec ces tenaces faits économiques.

Car en notre soit-disante époque de progrès la politique consiste à s’affranchir de la réalité. Du réel, de son épaisseur étouffante qui frustre les rêves.

En effet cette pratique de la politique, ou plutôt d'exiger du politique, car la politique a rarement fait la preuve de son efficacité, détourne les gens, ses adeptes, de cette réalité.

Alors que le marché, la propriété privée des moyens de productions, est un processus de découverte, selon les termes de l'économiste de l’école Autrichienne, Israel Kirzner, j’ajouterais pour ma part un processus de découverte du réel, du monde réel et de ses habitants, la politique, à l’inverse est un processus d’occultation du réel, elle nous en détourne, elle nous éloigne de ce monde réel et de ses occupants.

De plus la politique, dans sa forme actuelle, consiste principalement, quand elle se décide à agir, à se lancer dans une pratique permanente de la violation des droits de propriétés privés. Cette pratique, qui consiste toute bonnement à un pillage ou à une spoliation légale, détruit des richesses et de l’information. Elle désorganise la société. De nouveau, celui qui la pratique tente de s’affranchir des autres ; de leur existence et de leur réalité.

Ainsi le mal de la politique est double, par ses incantations et sa pratique elle donne le faux espoirs de changer le réel, et par ses effets et ses conséquences néfastes elles aggravent les choses. Dont on pense trouver un remède par plus de politique. Par plus incantations. En approfondissant le culte. Toujours plus loin. Toujours plus ésotérique et occulte.

Il n’y aurait de politique efficace que celle qui restaurerait les droits de propriétés privées. C’est à dire qui replacerait le sujet agissant au centre de la société et dont la souveraineté serait intacte. Cette politique verrait son influence très réduite, presque inexistante, marginale dans les affaires des hommes, un reliquat du passé.


Mais aujourd’hui nous sommes bien éloigné de cet idéal, au contraire comme je le précisais plus haut, la politique est devenue une croyance, une forme de magie moderne qui nous offre le salut par le déni de réalité.

Elle est cette nouvelle pensée magique, la religion païenne de nos temps modernes, et les temples que nous lui élevons pour faire appel à elle ne sont que cet enfilade d’institutions aux nos acronymiques qui prétendent réaliser nos souhaits.

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