vendredi 7 octobre 2011

Les Insurgés made in USA du journal Le Monde.











Le Monde, notre journal bien aimé, et socialement responsable devant l'Etat Providence, peut pousser un soupir de soulagement, les USA ont leurs "Indignés".

Enfin, parmi ce peuple, connu pour son individualisme sans borne, se cache de courageux contestataires lucides qui ont suivi, contre vents et marées, la voie Hesselienne de l'indignation toute conformiste, pour se rassembler et protester.

Mais surtout pour réclamer plus d'Etat, et de sa Providence toute céleste.

Enfin, América is back !

Evidemment, Le Monde, n'avait jamais fait preuve de la même admiration pour les Tea Party, qu'il considérait comme une bande de conservateurs rétrogrades, racistes et bornés.

Pour les chroniqueurs de ce journal, ce mouvement populaire, il dirait populiste dans leur langue, avaient le malheur de s'attaquer à l'Etat et à son action prétendue sociale. C’en était trop, et malgré leurs indignations authentiques devant l’aide qu’Obama a apporté massivement aux banques, le fait qu’ils veulent moins d’Etat les discrétaient à jamais.

On ne peut battre le pavé que pour exiger plus d’Etat.

Voilà, c’est fait, des jeunes se sont rassemblés pour faire appel au Dieu Etat. Ils veulent plus de justice sociale, de redistributions de richesses et de services gratuits.

Enfin.

Je modére un peu mon propos à la lecture d’un récent article du Monde où à demi-mot il concède que les deux mouvements, Indignés et Tea Party, sont “unis par un même mouvement de rejet du système politique, certaine spontanéité populaire et une décentralisation, les deux mouvements pourraient jouer un rôle majeur dans l'élection à venir”.

Pour une fois ce journal offre une légitimité populaire au Tea Party et admet son aspect contestataire.

Mais ici s’arrête l’éloge. Jamais ce journal, perdu dans les abîmes du néo-marxisme,ne se donnera la peine d’examiner leurs idéologie politiques et de tenter d’en comprendre les ressorts.

Il espère de tout coeur, que ce mouvement des Insurgés finalisent cette marche que les USA ont entamé avec Obama vers le socialisme ( qui avait déjà débuté sous Roosevelt). Marche qui selon lui, le journal, est la seule voie du salut.

Pour ma part, je comprends les motivations de ces Indignés, qui ont de bonnes raisons de s’insurger contre une classe politique qui brille par son incompétence et son manque patent d’intégrité.

Toutefois, je m’oppose à leur grille de lecture, qui croit voir l’origine de la crise dans une soit-disante dérégulation de l’économie, alors que l’Etat n’a cessé de s’engrosser ces dernières années.

Je pourrais en dire autant des Tea Party, bien qu’ils me soient largement plus sympathique, eux aussi véhiculent leurs propres tares.

Leurs discours et leurs actions recèlent une contradiction presque mortelle. Ils demandent aux politiques de faire moins de politiques, ils exigent aux élus de moins redistribuer la richesse des autres, alors que c’est par ce biais qu’ils se font principalement élire. On pourrait m’objecter que c’est en promettant de moins redistribuer cet argent qu’ils ont gagné par voie electorale leur poste.

Tout cela nous démontre encore une fois de l’importance de l’idéologie qui sous tende les actions politiques et de la lecture que l’on fait avec de la réalité.

Les Insurgés doivent comprendre que les banques sont corrompues non pas parce qu'elles ne sont pas sous la férule d'un Etat bienveillant, mais bien parce qu'elles logent en son sein. Et la meilleure manière de les réguler, selon Ludwig von Mises, serait de les" placer [...] sous les règles générales des lois civiles et commerciales".

En somme de les privatiser totalement.

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