mercredi 3 août 2011

La Tea Partyphobie française


L’admiration des Indignés dans notre hexagone toute pétrie de vénération socialiste et étatique est sans borne. La presse se délecte de ces mouvements, quels que soit leur nationalité, qui se massent pour exiger plus d’un État et de sa Providence céleste. Cette presse, si libre et indépendante, les compare et les assimile aux peuples dans son ensemble. Pour elle c’est sans aucun doute son cri le plus sincère et véritable. Elle n’a que faire si on lui démontre que bien souvent, ceux qui s’indignent sont souvent ceux qui sont les bénéficiaires des prébendes de l’État.
Elle s’en moque, car pour elle, je parle de cette presse à l’objectivité incomparable, l’État est la mère de toute de les richesses, la grande organisatrice de toute vie terrestre et de toute société. Il ne saurait y avoir d’alternative, et ses enfants, ces indignés, ont raison d'exiger plus d’elle, car sans elle, ce serait le chaos de l’individu et du droit.
Cette presse traque à travers le monde les moindres révoltes qui font appel à la déesse État-providence. Elle en tient un décompte très précis et en fait un éloge systématique et rigoureux.
La terre doit s’embraser pour elle !
Mais dans notre bas monde à la réalité non désirée, un seul mouvement de révolte ne bénéficie pas de cette bienveillance écoeurante de la part de nos médias parfaits. Ce mouvement, selon eux, n’est pas populaire, mais populiste, oh le vilain mot.
En effet il a le mauvais goût, en cette période de crise du capitalisme, de ne pas faire appel à cette déesse Etat-providence.
Pire, ce mouvement ose la rejeter, de voir en elle les racines si fécondes du mal de notre société. Il a l’outrage de réaliser que le visage bienveillant de cette déesse n’est qu’un masque derrière lequel se dissimule l’ignoble sourire des totalitarismes. Que ses oreilles de Mickey peinent à détourner l’attention de ses vibrantes moustaches de dictateur.
Ce mouvement, américain évidement, il fallait s’en douter, seul l’empire du mal peut engendrer de tel abomination, a pour nom Tea Party. Il est populaire et rassemble la classe moyenne américaine, comme les Indignés d'ailleurs. Il a aussi cette singularité pour nos oreilles bercées par les sirènes collectivistes de diriger ses attaques à la fois contre l’establishment et contre Wall Street. Curieux n'est-ce pas ? Il dénonce cette sourde alliance, cet inceste logique, entre l’État providence et le secteur financier, entre deux entités que tout oppose selon nos médias habituels.


Mais son crime majeur, réclamer moins d’Etat, suffit à lui barrer l'accès au titre d'Indignés si envié dans nos sociétés baignées de fondamentalisme victimaire. Ainsi dans notre presse on retrouve les Indignés Espagnoles, Grecques, Français, même Israeliens ( on les pardonne du moment qu’ils ont employé les mots sacré d’Etat et de justice sociale) mais pour l’instant aucun Indigné Américain visible sur les écrans des radars socialistes. Ce filtrage rend toute analyse pertinente de ce mouvement impossible, car lui aussi à ses tares.
Devant cette revendication de moins d’Etat, l’horreur et l’incompréhension se lit entre les lignes des articles de nos médias affidés à cet Etat. De presque tous nos médias, quelle que soit leur orientation politique. Ironiquement dans leur divergence de surface, là, tous en coeur, ils font front commun, ils parlent d’une même voix.
Entendez leur plainte devant la simple existence de ce mouvement ! Quelle est cette suppuration populiste qui entache les grandes marches etatistes de nos contrées remplis à raz bord de justice sociale ? Comment ôsent-ils se rassembler, s’amasser, s’indigner, non pas parce que la déesse Etat feint un abandon, mais parce qu’elle est trop présente?
Ces Tea Party osent dire qu'elle, je me réfère toujours à cette déesse Etat, n'est là que pour nous rectifier, nous encadrer, nous donner des leçons, en gros ne pas nous lâcher comme une maman avec son rejeton d'adolescent !
C'es est trop pour la presse franchouillarde ultra-socialiste.
C’en est trop pour nos élites qui craignent par dessus tout un mouvement comparable en Europe.
Espérons.

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