mercredi 24 août 2011

La déconstruction Européenne








L’Europe devait être la réponse ultime aux conflits qui ont déchiré notre continent durant ce vingtième siècle peu avare en barbarie. La panacée de nos différends. L'ultime conclusion de siècles d'affrontements sanglants qui ont largement débordé du cadre continental. L’idée était bonne, et il serait de mauvais goût de critiquer des intentions si louables.

Mais aujourd’hui cette construction qui a pris des allures messianiques, en rien ne concoure à cette concorde si désirée des peuples. J’oserais affirmer l’inverse, la construction européenne, censée nous apporter une paix et une prospérité jusqu’à l’écoeurement, est une deconstruction, une entreprise de démolition sociale, au sens où elle devient un facteur d’anarchie, de désordre et de mauvaise gouvernance.

L’Europe aujourd’hui dans cette volonté de coexistence pacifique et forcée va, comme c’est souvent le cas quand les choses sont imposées depuis le sommet, avoir des effets inverses à ceux recherchés : les nations et les peuples qui les composent ne vont plus s’aimer les uns les autres mais plutôt se haïr les uns les autres.

La raison en est toute simple, elle se trouve dans cette volonté permanente d’unifier, de rassembler, et de massifier les nations du continent dans un tout homogène. Elle ne fait que reprendre le chemin totalitaire qu'avait emprunté en leur temps un Napoléon, un Hitler, un Staline, et j'en passe. Les totalitarisme ont milles visages, même celui du Bien.

Concrètement, par l’intermédiaire d’une technostructure qui ne semble pas connaître de limite à son expansion, les risques qu’encourent chacune des nations européénnes vont être dilués et partagés. Cela aura pour conséquence que les plus vertueux devront payer systématiquement pour les plus irresponsables. C’est en fait le problème que rencontre chacun des états pris individuellement, mais qui va être appliqué à une plus grande échelle.

Ce sont d’ailleurs les pays qui ont appliqué ce principe avec le plus de force et de profondeur,
c’est-à-dire faire payer les producteurs aux dépends des non producteurs, et qui n’ont presque rien tenté pour en limiter l’impact, qui exigent un élargissement de cette politique à toute l’Europe, par la création d’une gouvernance économique. Quelle ironie ! Et ils prétendent solutionner la crise.

Il ne peut pas en être ainsi, car les origines de la crise sont justement cette politique de partage imposé des risques, que l’on qualifie généralement du terme quasi religieux d’Etat-providence, et qui comme je l’ai déjà écrit auparavant font que la masse de ceux qui vivent des subsides de l’Etat augmente aux dépends de ceux qui les produisent. C’est une violation patente des droits de propriétés privées.

Dans ces conditions la crise est inéluctable. Tenter d’appliquer un mauvais principe sur un plus grand espace géographique n’a jamais fonctionner.

Et il est certain qu’en rien cet état des choses va assurer la coexistence pacifique des nations.

Au contraire elle va ne faire qu’accroître les ressentiments. La situation politique actuelle de la Belgique en est l’exemple parfait et nous annonce la seule chose qui va se jouer, en lieu et place d’une gouvernance économique harmonieuse et universelle, à une plus grande échelle sur le continent européen.

Les Flammands veulent se séparer des Wallons pour ne plus financer leur incurie. Les premiers ont réduits, et de très peu, leur Etat-providence, ce qui a assuré une nouvelle prospérité, dont une partie des bénéfices perfusent les seconds qui refusent toute réforme. Difficile de faire accepter dans ces conditions aux Flammands que le refus des Wallons de changer quoi que ce soit s’inscrit dans un projet de société plus juste et équitable, et que critiquer cela est faire preuve d’un égoïsme dégoulinant de populisme.

Au contraire c’est tout l’inverse ; les égoïstes sont ceux qui profitent de efforts consentis par les autres. Imaginez un ménage, qui après des années d’effort, a effacé non seulement ses dettes, mais dégagent des excédents pour constituer une épargne dont une partie, contre son consentement, va servir à purger les dettes d’un autre ménage, qui peut alors dans ces circonstances ne rien changer à son monde de vie dépensier.

Raison pour laquelle la Belgique est en voie de dislocation. Ironie de l’histoire qui dans sa lecture a parfois des courses circulaires, où les fins rejoignent les débuts. L’Europe avait eu pour point de départ l’exemple donné par le Benelux, sa dislocation aura de nouveau pour origine et exemple la Belgique.

Dans cette triste affaire de la désunion Européenne la classe politique française n’est pas en reste. Elle est même le moteur de cette dissolution, l’esprit de sa technocratie socialiste a pollué massivement celui Européen. La raison officieuse de la création de l’Euro, en plus de celle officielle de favoriser un soit-disant libre échange, était de neutraliser une Allemagne qui apparaissait menaçante avec son Deutchmark fort depuis sa réunification. Belle exemple d’union qui se fonde sur la fraternité. Les bonnes intentions sont présentes dés le début du projet !

Récemment j’ai entendu François Hollande s’indignait des conclusions d’une énième rencontre entre Merkel et Sarkozy pour sauver la zone euro. Il a déclaré que Sarkozy avait cédé devant les exigences de l’Allemagne et n’avait pas fait le choix de la France, donc de l’Europe ! Devant de tel commentaire on en a la mâchoire qui se décroche. Il est évident que si un partenaire, dans une association où l’on doit au moins se mettre d’accord à deux, considère que seul ses choix sont de l’intérêt de cette association, celle-ci à tout pour perdurer...Ajoutons que l'Allemagne traîne des pieds pour renflouer une Gréce irresponsable dans la gestion de ses affaires. Voilà ; l'histoire se rejoue, comme pour la Belgique, et la même terminologie est employée, les Allemands ne s'inscrivent pas dans un projet de solidarité et de construction commune, ils sont possédés par les démons du populisme et de l'individualisme. Mais n'ayez crainte, l'épargne teutonne se deversera en flot quasi ininterrompu sur cette Gréce agonisante pour sauver les banques germaniques qui appartiennent paradoxalement à la grande famille des assistés sociaux.

Il est surprenant qu’aujourd’hui au sein du parlement Européen, qui se veut l'héritière de la démocratie parlementaire classique, production plusieurs fois millénaires de notre culture occidentale, censé reprendre à son compte l’esprit de l’agora ; où majorité et opposition se confrontent par le débat, la critique, l’argumentation, sans craindre des représailles de quiconque, c'est-à-dire une facette du progrés, il est affligeant qu’au sein de cette institution l’on accepte aucune vision différente d’une construction Européenne autre qu’Etatique. Il est incroyable de voir ceux qui s’y opposent, assumant ce rôle d’opposant, si cher au fonctionnement d’un parlement, assurant l’alternative de pensée, une autre mise perspective, soient méprisés et traités de tous les noms.

Dans cette atmosphère nauséabonde il ne faut plus s’attendre à grand chose de cette fameuse construction Européenne qu'une inévitable marche vers la désunion et la sécession.

J'en frémis d'avance.

mardi 16 août 2011

Le mythe de la compléxification








Bastiat en son temps avait dénoncé avec talent les sophismes qui polluaient la vie intellectuelle, aujourd’hui il aurait de quoi se mettre au travail pour déminer ceux de notre époque. Car ils sont légions et ont métastasé dans les tous les recoins de la pensée “mainstream” jusqu’à nous empêcher d’analyser la réalité et son fonctionnement.


Je vais m’attarder sur un grand sophisme de notre belle époque, exposé maintes fois, répété sans cesse, inlassablement, sur les ondes et les plateaux télés, jusqu’à devenir, comme tous les sophismes que l’on matraque au public, une vérité irréfutable.

Nos économistes, quels que soient leurs bords apparents, aiment à nous l’expliquer, à nous le décortiquer, à nous le présenter de milles manières différentes, toujours avec ce sérieux qui sied à celui qui observe la réalité de front, sans arriére pensée, en quête de vérité, et qui prend ce ton paternaliste de celui qui explique à des enfants les dures lois de la vie.

Ce sophisme, je le nommerais le sophisme du paradoxe. Notre économie est, disent-ils, confrontée à un terrible paradoxe qui n’offre que des solutions toutes douloureuses. Nos États se retrouvent face à un dilemme : ils doivent se purger de leurs dettes stratosphériques par des cures d’austérités d’une violence inouïe, mais qui auront pour conséquences malheureuses de réduire la consommation et donc d’enrayer la providentielle reprise économique. Le chômage et la pauvreté s’aggraveraient, les rentrées fiscales seraient anémiques et la dette deviendrait non remboursable.

D ‘un côté on s'acquitte de nos dettes, mais alors le récession s’installe. De l’autre côté on poursuit les dépenses pour relancer l'économie et c’est la dette qui nous ronge de l’intérieure. Un mal contre un mal. Deux choix coûteux, douloureux, terrifiants. Un dilemme Cornélien qui n’a rien de tragicocomique.

Cette hypothèse est présente partout, redondante, répétée, réitérée jusqu’à devenir un axiome, une vérité évidente, commune, implicite et partagée par tous. Il ne viendrait à l’idée de personne de la contester.

Bastiat le résumait ainsi :
“ Cinquante ignares répètent en chœur une méchanceté absurde mise en avant par un plus ignare qu'eux; et, pour peu que cette méchanceté abonde dans le sens de la vogue et des passions du jour, elle devient un axiome.”

Histoire d’illustrer ma thèse voici un florilège des énoncés qui évoque cet axiome diabolique. Celui de l’ AFP en date du 12/08/2011 où l’on traite du plan d’austérité adoptée par l’Italie et qui "risquent d'avoir un effet négatif sur la consommation en ralentissant la croissance l'an prochain".

Ou dans le Point du 16/08/2011 qui rapporte les propos de Christine Lagarde, nouvelle patronne du FMI et qui met en garde à ne pas tuer la croissance en luttant contre la dette”."Le rééquilibrage budgétaire doit résoudre une équation délicate en n'étant ni trop rapide ni trop lent" explique-t-elle en se donnant une impression de sérieux avec un jargon scientifique newtonnien, et puis dans la foulée, peut être pour se faire comprendre par le bas peuple ,elle fait dans la métaphore automobilistique avec les mots suivants "Ne laissons pas le coup de frein budgétaire bloquer la reprise mondiale".

En ecrivant cet article j’entendais sur BFM tv
un économiste parlait d’un choix tragique où tout le monde est perdant.

L’existence de ce dilemme est le symptôme d’une époque, la marque de nos temps.

Je m’explique.

Cet exposé des faits donnent une impression de sérieux, d’analyse à froid des faits, avec objectivité, impartialité et exactitude qui nous révèle la complexité d’un monde, difficilement entendable aux premiers abords avec ses contradictions surprenantes, mais sommes toutes logiques après un examen approfondi. Voilà, nous disent les experts, les choses ne sont pas aussi simple qu’elles en ont l’air !

C’est ainsi, c’est comme ça, faites avec ! Cette idéologie de la complexification et de la contradiction flotte dans l’air du temps, elle s'immisce dans de nombreux discours et débats, et devient la marque du sérieux et de la vérité. Combien de fois n’avons nous pas entendu que rien n’est ni noir ni blanc, que l’on ne peut jamais tranché quoique ce soit avec certitude, le faire serait prétentieux, arrogant, infamant, le sceau immanquable de la bêtise et de l’obstination.

Regardez la physique quantique, l’exemple même cette physique quantique, elle prouve l’existence de cette compléxité, cette multiplication des rééls, elle va l’encontre de ce que l’on pense être certain, elles offrent à notre regard un monde dont le fonctionnement est en tous points opposé à ce que l’on pensez être vrai. Et ça marche, admirez ces centrales nucléaires, le fruit de l’opposé qui fait fonctionner notre électroménager.

Alors imaginez, ce que vous pensez être vrai est faux, et vice et versa, que la mécanique du monde est fait de contradictions, d’oppositions, de divergences, d’incompatibilités, de discordances. Voilà le monde réel, il est discordant et incohérent.

Logiquement il doit en aller de même avec vos observations, en accord avec cet esprit du temps, ce Zeitgeist, il faut, pour qu’elles aient ce cachet de gravité toute mondaine, qu’elle soit pleines de contradictions et de paradoxes, sans solutions, enchevêtrées, floues, obscures, presques occultes et mystiques, trop complexe et jamais simple comme la vie.

Vos explications ne doivent pas s’achever, elles doivent errer sur d'éternels questionnements, sans jamais connaître de fin, elles s'hébètent, s’embrument, s’enfument, se dispersent, s’autodétruisent.

C’est le fruit du relativisme ambiant, de cette guerre contre l’idéologie. C’est l’application de la méthode expérimentale, qui est toute simple pourtant et qui mène au plus simple, à tous les autres champs de la pensée et de la philosophie.

C’est l’inverse du rasoir d’occam, qui dit que les hypothèses les plus simples sont les plus vraisemblables. Pour être vraisemblable il fait affirmer les choses les plus floues et les plus complexes.

En somme il faut mystifier. Être le vaudou des temps modernes.

Et c’est ce que font les économistes avec leur explications, rabâchées à longueur de journée sur la crise de ce paradoxe entre la dette et la croissance. C’est le fruit d’une longue dérive intellectuelle qui nous a mené sur les obscurs rivages de la relativité, qui n’a plus rien de restreinte, mais qui au contraire s’est généralisée.

C’est une vaste arnaque.

Cette fascination pour le flou, l’incertain et l’occulte qui donne une impression de réel est le point névraglique de notre époque, mais aussi un vaste enfumage.

Le fait de se perdre dans un dilemme, dans un enbrumage de l’esprit est un moyen commode de s’affranchir du réel, d'occulter la vue sur le réel, d’arrêter de se poser des questions qui pourraient mettre à bas des idoles du sophisme. C’est la marque d’une faillite de la raison.

Mais c’est aussi, sans sombrer dans la théorie du complot, avec hommes cagoulés qui se rassemblent clandestinement, une façon de nous manipuler.

La crise a une explication rationnelle, entendable, objectivable. Je vous renvoie à de brillants auteurs tels Friedrich Hayek ou Ludwig von Mises pour nous en détailler la mécanique implacable.

Ils nous expliquent que ce qui est à l’origine de la crise, c’est l’Etat et ses interventions répétées. C’est ce système financier incestueux entre Etats, banques et grands groupes. C’est cette élite qui refuse de lâcher prise, car eux seuls veulent se sauver au dépend du peuple, bien que les deux soient enchevêtrés, et que ce dernier à sa part de responsabilité dans cette crise.

Et il ne paraît pas pensable à ces économistes vivant des subsides de l’argent publique de remettre en cause ce qui les nourrit, d’abattre leurs idoles : l'Etat et ses institutions qui croient piloter l’économie et qui prétendent assurer nos destinées. C’est le fruit d’une idéologie constructiviste qui imagine les individus par millions comme de la matière inerte. Ils ne peuvent remettre en cause leur boulot, leur manière de penser, leur sérieux.

Envisager le problème sous cet aspect, c’est-à-dire non pas une crise du capitalisme, mais de l’Etatisme, est impensable. En effet si on met l’Etat de côté, le problème est insoluble. L'Etat fautif ; explication trop simple qui met fin a des croyances profondément ancrées et qui ne correspond pas à l'air du temps.
C'est à la fois trop ordinaire, donc aucunement crédible, et trop radical car cela remet en cause un culte étatiste qui n'a cessé de prendre de l'ampleur.

Comme le disait un temps Reagan “ l'État n'est pas la solution à nos problèmes... L'État est le problème “. Et personne n'a pris la mesure de ses paroles, lui inclus. La preuve en est l'envolée des dépenses d'Etat sous son administration.

Alors les économistes nous font errer, involontairement pour la majorité d'entre eux, dans ce mythe de la complexification et ce sophisme du paradoxe qui ne trouve de résolution que dans une banale hausse des impôts.

Dénouement pour le coup très simple pour un problème périlleux, paradoxal et complexe.

lundi 8 août 2011

La crise est avant tout epistemologique








En cet été bien triste la crise redouble de vigueur.

La terreur panique se lit clairement dans les yeux de ces Etatovangélistes qui forment la majorité de nos politiques, de nos economistes et de nos journalistes.

Ecoutez leurs plaintes :

Que se passent-t-ils ? se demandent-ils en choeur.

Pourquoi la tourmente se prolonge alors que nous avons à maintes reprises renouvelé notre fidélité au Dieu Etat et à ses anges ; Politique et Démocratie ? Nous avions réalisé à quel point nous nous sommes écartés de leurs enseignements et avions laissés nos coeur être gagné par les charmes des démons de l’Ultralibéralisme. La leçon était apprise.

Les prêtres keynésiens des Amériques ont pratiqué sans relâche les rituels de la dépense publique et dans de véritables hécatombes fiscales ont sacrifié des milliards de dollars offerts généreusement par ce contribuable perdu dans la fange capitaliste.

Le clergé Etato-européen a élevé des temples grandioses à la gloire de la technocratie qui sont la preuve même d’une loyauté sans pareil : on a vu jaillir comme par magie des fonds de secours européens, des fonds de stabilité, des fonds par millier pour consolider, assurer, concrétiser,et la banque centrale européenne, qui semblait se défier de Politique et de Democratie, a été remise sur le droit chemin de la vertu étatiste.

Alors pourquoi rien ne marche ? Pourquoi le châtiment ne prend pas fin ? N'avons nous pas payé le prix de nos erreurs passées ? N’avons nous pas suffisement renouvellé notre sainte alliance envers le Dieu Etat et ses anges, Politiques et Democratie ? N’y-a-t-il pas assez d’Indignés qui s’ammassent dans les places de nos capitales des Etats-providences pour implorer leurs retours ?

Que se passe-t-il ? se désespèrent les fondamentalistes de l'Etat.

Le châtiment est là, en effet. Et il durera tant qu’ils n’auront pas compris que la source du mal est cette vénération sans borne pour ce faux dieux qu’est Etat et ses peuso anges, que sont Politique et Démocratie.

En m’extrayant du discours religieux, je préciserais que cette crise n’est pas qu’économique, elle n’est pas non plus que social, elle est aussi epistémologique. Je pourrais dire idéologique.

Elle naît de notre refus, ou du moins du refus nos élites arrogantes, de percevoir la réalité pour ce qu’elle est. D’admettre qu’il y a des lois économiques et qu’elles sont indépassables, et que les comprendre et les respecter c’est ne pas se soumettre, mais au contraire s’émanciper et gagner sa liberté.

Cette crise est le fruit de nos croyances en la toute puissance de l’Etat et de sa Providence, dans l’illusion qu’un petit nombres peut organiser nos vies comme si ce n’étaient qu’un rouage parmis des millions d’autres d’une grande machine qui auraient pour nom La Société.

L’idéologie actuelle, qui se veut pragamatique, anti-idéologique, pseudo expérimentale et relativiste, portée par nos représentants et nos intellectuels à l’unisson dans leur fausse opposition, est la cause de cette débâcle.

Ce n’est pas qu’une simple affaire de mauvaises productions, d’investissements malheureux, d’erreurs de business-man, de créanciers floués ou de débiteurs insolvables, c’est un problème plus profond, à la racine de ce qui fonde nos sociétés,de notre pensée, de notre façon de réfléchir et de construire nos idées. Le mal s’est répandu dans tous les pans de la pensée occidentale et désormais ronge, je le crains inéluctablement, ses fondations.

Pour étayer ma thése je peux citer parmi tant d’exemples un passage issu de l’editorial Economique du Libération en date du 8 aout 2011 qui s’achève sur ces mots : “les citoyens comprendront que ceux qu’ils ont élus n’ont plus aucun pouvoir sur la réalité “. Voilà l'erreur majeur de ceux qui pensent contester le systéme actuel et qui n'en sont que les idiots utiles, pour être plus proche de la vérité, il aurait fallu dire que les citoyens comprendront que ceux qu’ils ont élus n’ont jamais eu de pouvoir sur la réalité.

Il n’y a proprement parlé aucun pouvoir sur la réalité, on ne peut pas par un acte de volonté magique, à l’instar d’une divinité, transformer le monde selon ses desirs. Encore moins avec le politique qui n'est rien d'autres qu'un caprice d'enfant dont on fait une science académique.

Et ces hommes politiques ,qui se prétendent socialistes ou néoliberales, ne sont que les multilples facettes de cette social-démocratie, ce contructivisme moderne anti idéologique, mangeur d’epistémologie cohérente, qui nous a jeté dans les affres de la crise.

Ils tentent de nous sauver en employant les mêmes artifices qui ont causé tant de mal. Ils se font passer pour des surhommes, aux allures d’hommes du peuple, qui prétendent trouver par la force de leur action mystique notre salut.

La débâcle sera longue.

mercredi 3 août 2011

La Tea Partyphobie française


L’admiration des Indignés dans notre hexagone toute pétrie de vénération socialiste et étatique est sans borne. La presse se délecte de ces mouvements, quels que soit leur nationalité, qui se massent pour exiger plus d’un État et de sa Providence céleste. Cette presse, si libre et indépendante, les compare et les assimile aux peuples dans son ensemble. Pour elle c’est sans aucun doute son cri le plus sincère et véritable. Elle n’a que faire si on lui démontre que bien souvent, ceux qui s’indignent sont souvent ceux qui sont les bénéficiaires des prébendes de l’État.
Elle s’en moque, car pour elle, je parle de cette presse à l’objectivité incomparable, l’État est la mère de toute de les richesses, la grande organisatrice de toute vie terrestre et de toute société. Il ne saurait y avoir d’alternative, et ses enfants, ces indignés, ont raison d'exiger plus d’elle, car sans elle, ce serait le chaos de l’individu et du droit.
Cette presse traque à travers le monde les moindres révoltes qui font appel à la déesse État-providence. Elle en tient un décompte très précis et en fait un éloge systématique et rigoureux.
La terre doit s’embraser pour elle !
Mais dans notre bas monde à la réalité non désirée, un seul mouvement de révolte ne bénéficie pas de cette bienveillance écoeurante de la part de nos médias parfaits. Ce mouvement, selon eux, n’est pas populaire, mais populiste, oh le vilain mot.
En effet il a le mauvais goût, en cette période de crise du capitalisme, de ne pas faire appel à cette déesse Etat-providence.
Pire, ce mouvement ose la rejeter, de voir en elle les racines si fécondes du mal de notre société. Il a l’outrage de réaliser que le visage bienveillant de cette déesse n’est qu’un masque derrière lequel se dissimule l’ignoble sourire des totalitarismes. Que ses oreilles de Mickey peinent à détourner l’attention de ses vibrantes moustaches de dictateur.
Ce mouvement, américain évidement, il fallait s’en douter, seul l’empire du mal peut engendrer de tel abomination, a pour nom Tea Party. Il est populaire et rassemble la classe moyenne américaine, comme les Indignés d'ailleurs. Il a aussi cette singularité pour nos oreilles bercées par les sirènes collectivistes de diriger ses attaques à la fois contre l’establishment et contre Wall Street. Curieux n'est-ce pas ? Il dénonce cette sourde alliance, cet inceste logique, entre l’État providence et le secteur financier, entre deux entités que tout oppose selon nos médias habituels.


Mais son crime majeur, réclamer moins d’Etat, suffit à lui barrer l'accès au titre d'Indignés si envié dans nos sociétés baignées de fondamentalisme victimaire. Ainsi dans notre presse on retrouve les Indignés Espagnoles, Grecques, Français, même Israeliens ( on les pardonne du moment qu’ils ont employé les mots sacré d’Etat et de justice sociale) mais pour l’instant aucun Indigné Américain visible sur les écrans des radars socialistes. Ce filtrage rend toute analyse pertinente de ce mouvement impossible, car lui aussi à ses tares.
Devant cette revendication de moins d’Etat, l’horreur et l’incompréhension se lit entre les lignes des articles de nos médias affidés à cet Etat. De presque tous nos médias, quelle que soit leur orientation politique. Ironiquement dans leur divergence de surface, là, tous en coeur, ils font front commun, ils parlent d’une même voix.
Entendez leur plainte devant la simple existence de ce mouvement ! Quelle est cette suppuration populiste qui entache les grandes marches etatistes de nos contrées remplis à raz bord de justice sociale ? Comment ôsent-ils se rassembler, s’amasser, s’indigner, non pas parce que la déesse Etat feint un abandon, mais parce qu’elle est trop présente?
Ces Tea Party osent dire qu'elle, je me réfère toujours à cette déesse Etat, n'est là que pour nous rectifier, nous encadrer, nous donner des leçons, en gros ne pas nous lâcher comme une maman avec son rejeton d'adolescent !
C'es est trop pour la presse franchouillarde ultra-socialiste.
C’en est trop pour nos élites qui craignent par dessus tout un mouvement comparable en Europe.
Espérons.