mardi 9 novembre 2010

La cohérence de nos socialistes


















En France nous avons le mérite, en matière d’idéologie, d’avoir les socialistes parmi les plus cohérents du monde. Bien que dans les faits ils aient par le passé appliqué des reformes de tendances libérales (le virage libérale de 83), ils n’ont jamais dans leurs discours varié d’un iota et preuve en est : ils n’ont pas ouvertement cédé aux sirènes du social-libéralisme dont Blair se faisait le grand champion et que de nombreux partis Européens de gauche ont suivies.

Encore aujourd’hui nos socialistes made in France font preuve avec éclat de cette constance dans leurs idées par leur projet sur l’égalité réelle.

Évidement nous ne sommes pas surpris que dans ce texte, ô combien salvateur, ils proposent d’augmenter les salaires, de taxer le profit des entreprises et des actionnaires, de rétablir des droits de succession plus élevés, d’approfondir la mixité sociale de nos écoles et d’accroître le taux de logements sociaux dans les villes.

Mieux encore, étant progressistes et donc grands innovateurs devant l’Eternel, ils nous ont pondu des merveilles de bêtise telles que l’obligation de scolarité dés le tendre âge de 4 ans, une allocation d'autonomie pour la jeunesse, et là, attention, ô grande perle, une aide au départ en vacances de 200 euros minimum pour les mineurs qui ne partent jamais en vacances ; à quand le droit au MacDo gratuit.
Il y aurait toutefois, dans les rangs de ces illuminés, des voix qui émettraient des doutes sur la viabilité d’un tel projet. Heureusement qu’ils sont là.

dimanche 7 novembre 2010

Méfions nous de la victoire des Républicains















Nous ne pouvons que nous réjouir, en tant que liberal/libertarien, de la victoire des Républicains lors de ces élections de Mid-term 2010, surtout lorsque celle-ci fut portée par une vague populaire, sous la forme des Tea Party, dont les idées majeures préconisent moins de gouvernement et moins d’impôts.


Mais ne soyons pas dupe, la politique a de retors qu’elle a cette tendance pernicieuse d’amoindrir dans les faits les ambitieux programmes et en particulier ceux de nature libérale.


Et de surcroît il est difficile de revenir sur des droits sociaux ou droit à (allocations, niches fiscales, privilèges etc...), en effet c’est par ce biais que les politiques sont réélus car il permet d’acheter les voix des électeurs, soit en leur offrant de nouveaux droits à soit en leur promettant de ne point abroger ceux dont ils bénéficient déjà.


Et plus la masse des bénéficiaires augmentent et plus il devient difficile de revenir en arrière.


C’est probablement la caractéristique principale de nos social-démocraties que d’être devenues selon les termes de Bastia une fiction sociale ou tout le monde s’efforce de vivre aux dépends de tout le monde.


Alors que vont faire ces Républicains fraîchement élus, vont-ils diminuer ce pouvoir qui leur permettra d’être réélus ?


Tout dépend en fait de la nature de l'idéologie des électeurs. Pour qu’un programme de type État minimal (pourquoi pas abolition de l'Etat ) puisse être appliqué il faut qu’une majorité des électeurs soient convaincus du bien fondé d’une réduction drastique de l’Etat jusqu’au point critique où chacun de ses électeurs accepte de se priver des avantages dont il bénéficiait.


Car en général on est toujours enclin à supprimer les allocations et/ou les privilèges des autres, mais cela devient soudainement difficile quand il s’agit des siens.