jeudi 27 mai 2010

Fin de régne


Ca sent la fin de règne tout ça!

Les sociales démocraties sont entrain de connaître le destin de l'URSS.

Une chose est certaine, ça ne sera pas aussi brutal, et c'est bien dommage. Je préfèrerais une liquidation rapide et totale du système,une bonne fois pour toute, comme ça le problème est réglé de façon définitif.

Mais non, on va faire perdurer l'agonie, prolonger les souffrances jusqu'à peu plus, tout ça dans une atmosphère quasi-générale de déni. On n'a pas encore compris que c'est fini! Papy va bientôt partir et persister dans l'acharnement thérapeutique devient complétement ridicule.

Ca ne fait qu'aggraver les choses, et quand l'épuration finale du système viendra, quand on réalisera, finalement, que c'est la fin! "The end my friend", quand enfin, on aura compris qu'il n'y a plus aucun recours possible, et que toutes les soi-disantes alternatives thérapeutiques auront été épuisées, on laissera partir le mourant et ce sera très douloureux. D'autant plus douloureux que l'on aura retardé sa mort !

Il faut s'y faire. La sociale-démocratie, cet ersatz communiste à la sauce occidentale, clairement plus fréquentable que son rustre et violent cousin des immenses steppes russes, va mourir !

Mais nos politiques français dans l'art du déni ont atteint des sommets ! Je crois même,que pour beaucoup d'entre eux, ils espèrent sincèrement sauver le système. J'en suis sûr, certains savent que c'est foutu, alors ils préparent à se faire la malle avec la caisse sous le bras, mais autres pensent qu'à coup de réglementations et de modifications du système on peut restaurer la splendeur (factice) d'antan de notre princesse au jolie nom de social-démocratie.

Par exemple: le triste spectacle auquel on assiste sur ces absurdes réformes de notre systéme Madoffien qu'est la sécurité sociale. Une petite pincée par ici d'allongement de la durée de la cotisation, une poudrée par là de taxes (spécialités des politiques) dont on va adoucir la violence du nom (taxe ça fait hard) en le remplaçant par contribution, sans changer le cœur du problème; la répartition, et cette répartition est de façon endogène vouée à faire faillite. C'est une chaine de Ponzi.

Et si les marchés s'affolent parce que les États sont endettés jusqu'au cou, c'est la faute à ces horribles et méchants spéculateurs qui réclament l'argent qu'ils ont prêtés à des politiques frauduleux. Inacceptables de devoir respecter ses engagements. On se croirait aux Moyen-âges, où les rois étaient tous endettés auprès des préteurs Juifs. Ah ces salauds de Juif qui réclament leur argent, mais à cette époque on avait le bon sens d'user de la force pour solutionner ces situations. On pourrait faire pareil aujourd'hui.

La faute est aussi à ces banquiers, qui, perdus dans leur magouille politico-financiére, doivent assumer le risque de prêter à des incompétents. La vie est ainsi ; dans le libéralisme tout le monde est logé à la même enseigne.

Mais pour sauver ce grand ensemble qui ne cesse d'être en complète contradiction avec les lois économiques, on va faire tourner la planche à billet, sauver les banques too big too fail, et conserver notre monstre monétaire qu'est l'euro, tout ça aux prix d'un appauvrissement de la population, d'une inflation délirante et d'un long déclin. Modérons notre inquiétude, la Coupe du Monde sera bientôt sur nos écrans de télé, ce morphinique très puissant rendra toutes ces mesures indolores.

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