lundi 14 septembre 2009

La religion du chiffre

Sarkozy veut en finir avec la religion du chiffre !!!!

Il considère la mesure du PIB comme étant aliénante et non représentative de la véritable richesse crée par une nation.

Il le considère comme un mauvais indicateur qui nous aurait trompé et envoyé dans le mur.

Il a en partie raison !! Les chiffres, les mesures, les statistiques comportent toujours une incertitude à refléter la réalité, car ils sont d’origine humaine, et l’homme n’est pas omniscient.

Les économistes libéraux, les vrais, ne font pas confiance aux chiffres, aux mesures statistiques, aux équations pour décrire le fonctionnement de l’économie.

L’objet de la science économique est de décrire les actions des hommes, comme Ludwig von Mises le montre bien dans son traité, intitulé pour l'occasion Human action.

Le problème c’est qu’aujourd’hui certains économiste oublient de considérer que l’objet de leur étude n’est pas la production, ou l’inflation, comme si cela était une matière première, inerte et déterminée.


L’économie n’est pas comme la science physique où l’on étudie le comportement de particules déterminées, c’est çà dire qui ne choisissent pas ce qu’elles vont faire, mais agissent de façon déterminées et prévisibles.


L’économie s’intéresse aux action des hommes et derrière le PIB, il y a des hommes qui produisent, qui font des choix, qui réfléchissent (ou pas) et qui agissent, ceci est difficilement mesurable, vue qu’il y a énormément de subjectivité la dedans. On fait des choix selon nos propres intérêts et cela reste dans le domaine de l’individuel.


Derrière l'inflation, il y a aussi le choix des hommes, qui ont préféré consommé plus, acheté plus etc...Ce sont à nouveau des choix, des actions intentionnelles des hommes.

Que propose Sarkozy en lieu et place de cette religion du chiffre?? Une nouvelle mesure ! Une nouvelle religion du chiffre ! Ben oui ! L’ancien dieu a déçu, choisissons on un nouveau !! Et de quoi s’agit-il; du bonheur, du bien être ??


Il propose en fait de nouvelles mesures, pour évaluer de pseudo politiques économique.s Il remplace le PIB par une autre mesure, mais dans le fond cela reste toujours pareil.


Une statistique faillible, incertaine, et qui le sera encore plus car elle va s’attaquer à un domaine éminemment personnel et subjectif, le bonheur ?? Comment on mesure cela, comment comparer le bonheur d’un entrepreneur qui a fait du profit à celui d’un ascète qui s’est retiré dans l’isolement.


Comment comparer le bonheur d’un passionné de littérature qui rêve de passer des jours dans une bibliothèque à celui d’un supporter de foot qui rêve d’assister à un match de son équipe favorite.

Comment fait-on ??

On aura une mesure arbitraire du bonheur, on nous dira comment être heureux, on nous expliquera ce qu’est être heureux, et quoi faire pour que la collectivité soit heureuse.

L’Etat essayera d’atteindre ces objectifs par des mesures incitatives, pourquoi pas autoritaires si on ne veut pas le faire pour notre propre bonheur ( ??), qui ne refléteront rien, à part le désir des hommes de l’Etat de toujours accroître leurs emprises sur les gens.

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